
Le 31 mai 2000, Neji Bejaoui entrait dans une crèche de la commune de Wasserbillig et prenait en otage 45 enfants et 7 éducateurs et éducatrices. L'homme d'origine tunisienne qui vivait depuis plus de 10 ans au Luxembourg était armé d'un pistolet et de grenades.
Les parents avaient été réunis au centre culturel de la commune où ils étaient accompagnés par des psychologues dans l'attente de la fin d'un calvaire qui allait durer plus de 28 heures.
Plusieurs groupes d'enfants avaient été relâchés durant la première journée de la prise d'otages avant que Bejaoui ne fasse sa première demande. Le preneur d'otage exigeait qu'un avion soit préparé pour l'emmener en Libye. Une requête acceptée par les négociateurs qui avaient immédiatement organisé un vol au départ du Findel. L'avion avait été filmé alors qu'il avait placé en standby à l'aéroport du Luxembourg.
Bejaoui avait ensuite demandé à ce qu'on lui accorde une intervention en direct à la télévision. Une occasion dont la police grand-ducale a profité pour préparer une intervention qui consisterait à faire passer des agents pour des journalistes et ainsi mettre un terme à la prise d'otages.
Lorsque Neji Bejaoui avait fini par sortir de la crèche, il tenait un enfant et une grenade. La suite, on la connaît: des policiers déguisés comme des cameramans l'ont neutralisé en lui tirant deux balles dans la tête mettant fin à une prise d'otage de 28 heures.
Ces deux tirs à bout portant n'ont pas eu raison du preneur d'otage qui a fini par sortir de l'hôpital pour être jugé puis condamné à 22 ans de prison. Le procès avait révélé que Bejaoui avait violé une éducatrice de la crèche.