
L'affaire a été classée sans suites par le Parquet. L'enquête n'a pas permis de déceler de comportement fautif, peut-on lire dans le Communiqué du 6 février 2019.
Or, la mère du petit Paydar veut à présent rouvrir l'affaire. Elle a eu besoin de temps pour se remette du choc et puis la pandémie est arrivée, mais aujourd'hui elle aimerait comprendre ce qu'il s'est exactement passé le jour de l'accident il y a quatre ans, a-t-elle transmis à RTL. Elle critique surtout le fait que l'affaire ait été clôturée trop rapidement et que des travaux aient eu lieu à la piscine après l'accident. On peut observer l'ancien toboggan bleu sur ses vidéos tournées le jour de l'accident et dans les photos parues dans des articles de journaux.
Aujourd'hui la piscine de Grevenmacher a un nouveau toboggan dont le bout est notamment différent. Tandis qu'avant les nageurs tombaient dans l'eau après leur descente, avec ce nouveau toboggan ils continuent de glisser jusqu'à avoir pied. Pour ce reportage nous n'avons pas eu le droit de filmer à la piscine en elle-même. Fataneh Bahrami Pirouz, la mère du petit garçon, explique qu'elle ne comprend pas pourquoi des travaux ont été faits à la piscine alors qu'il avait été affirmé que tout était aux normes.
Le bourgmestre de Grevenmacher Léon Gloden déclare que le nouveau toboggan de la piscine n'a rien à voir avec l'accident.
Même si l'affaire a été classée un an et demi après le drame, ce qui était améliorable a quand même pu être observé. Les routes d'accès ont par exemple de nouveau été vérifiées afin que les pompiers et les ambulances puissent accéder au site sans problème.
Léon Gloden précise que le maître-nageur était lui aussi aux normes. Le bourgmestre de Grevenmacher explique qu'il y avait toujours une équipe de maîtres-nageurs ou de sauveteurs sur place. Ils n'ont pas augmenté leurs effectifs puisqu'ils étaient là aussi conformes aux règles. Il ajoute que tout cela a été vérifié après l'accident et confirmé.
Le texte de l'ITM à ce sujet est vague et dit que "au moins un maître instructeur de natation" doit être présent par piscine. Des employés supplémentaires doivent être placés aux points dangereux comme par exemple près des toboggans ou des plongeoirs.
Pour un nombre élevé de visiteurs à la piscine, ce n'est pas suffisant, critique Fataneh Bahrami Pirouz, la mère du petit Paydar.
Le reportage de RTL Télé en luxembourgeois: