École et CovidLa majorité des infections a eu lieu en-dehors des classes

Thomas Toussaint
Le coronavirus et l'école sont-ils compatibles? Après plus d'un trimestre d'année scolaire, le ministère de l'Éducation nationale vient de publier un rapport sur la propagation du virus et les mesures sanitaires prises dans les établissements scolaires.
© Archives AFP

Le ministère, qui défend l'ouverture des classes, assure qu'il existe "un consensus parmi une grande partie de la communauté scientifique internationale" contre leur fermeture. Ceci "en raison de l’impact d’une telle mesure tant au niveau de la santé physique et mentale des élèves qu’au niveau des retards scolaires qu’elle risque d’engendrer". La ligne du ministère est claire: la fermeture des écoles "n’est à utiliser qu’en dernier ressort"pour limiter la propagation du virus.

Selon le ministère, entre le 15 septembre et le 27 décembre, le découpage des cas en quatre scénarios (du cas isolé dans une classe au foyer d'infection dans une école) "reste un modèle efficace pour freiner la transmission intra-scolaire du virus".

Sur cette première partie de l'année scolaire, les autorités constatent que les cas isolés et dont l'origine est extérieure à l'école représentent la majorité des infections au coronavirus (85% dans l’enseignement fondamental et 78% dans l’enseignement secondaire). Le virus "ne s’est pas propagé à l’intérieur de l’école grâce aux mesures de protection mises en place et les élèves ont pu continuer de fréquenter l’école" se félicite le gouvernement.

Ce qui laisse "15 à 22% des cas" où une infection à l’intérieur de l’école semble probable.

L'école apparaît surtout comme un miroir de l'état de l'épidémie dans le reste de la société. "L’évolution du nombre de cas positifs parmi la population scolaire reste parallèle à l’évolution dans la population globale au Luxembourg" annonce le ministère de l'Éducation. Le taux d'incidence du virus a connu un pic chez les enseignants en octobre, comme dans le reste du pays. Les professeurs ont d'ailleurs été plus souvent testés que les résidents du Luxembourg, mais moins souvent positifs. Chez les élèves, on constate plutôt un plateau qui a duré une partie de l'automne.

Mais malgré les efforts des autorités, "les facteurs externes à l’école, tels que le contexte socio-économique, l’âge ou la répartition géographique ont un impact non négligeable sur le nombre de cas positifs dans les établissements scolaires". Ainsi, le taux d'incidence était plus faible au fondamental (chez les plus jeunes donc) qu'au secondaire.

Le ministère estime que c'est au cours des semaines à venir que la situation épidémiologique "devra être étroitement surveillée", plus particulièrement en raison "du possible impact du variant britannique du coronavirus".

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