
Qui est responsable de la sécurité à et autour des bâtiments scolaires? Comment les responsables communaux sont-ils alertés en cas d'incident à l'école et qu'en est-il de l'information des parents? Quelques exemples des nombreuses questions que se posent les députées Francine Closener et Cécile Hemmen après une agression sexuelle sur un enfant dans une école fondamentale de Hesperange. Ce sujet a fait l'objet de plusieurs questions parlementaires à destination des ministres de l'Éducation et de l'Intérieur.
Dans leurs réponses, Claude Meisch et Taina Bofferding soulignent que le personnel scolaire est dans l'obligation de s'en tenir "rigoureusement" aux consignes du ministère de l'Éducation en cas de maltraitance d'un enfant. Ces consignes ont été spécialement élaborées dans le cas d'une agression sur mineur. Le directeur régional de l'école, et si nécessaire, les représentants des services spécialisés devront également décider de la manière dont seront informés les parents.
Prévenir la communauté scolaire pouvant éventuellement créer des rumeurs, il faut absolument garantir aux forces de l'ordre la possibilité de faire leur travail à tout moment, sans oublier la présomption d'innocence en attendant une éventuelle condamnation. Les responsables communaux seront prévenus par le président du comité scolaire.
Selon la loi, c'est la commune qui est responsable de la sécurité des bâtiments scolaires, en ayant prévu dès la phase de construction les équipements nécessaires afin de sécuriser l'accès aux bâtiments, selon les ministres dans leurs réponses.
Chaque année scolaire, une circulaire est envoyée à toutes les communes au début du troisième trimestre afin de les inciter à sécuriser l'accès aux bâtiments dans l'intérêt de la sécurité des enfants et du personnel. La surveillance dix minutes avant le début des cours, après ceux-ci ainsi que pendant les pauses est prise en charge par les surveillants, comme prévu de manière officielle dans l'organisation scolaire.