
Il ne fait pas office de "casier judiciaire secret" et n'est pas le fichier central de la police. Pourtant, le système "Ju-cha" du Parquet reste méconnu auprès du grand public. Un constat tiré par le Parquet lui-même.
En pleine tourmente après les révélations de la possible existence d'un "casier judiciaire secret" - ce qu'ils ont démenti -, la procureure générale et son adjoint avaient présenté fin juin leur outil administratif "Ju-cha", ou chaîne pénale de la justice. Une base de données où sont archivées les mentions judiciaires de plusieurs milliers d'individus.
Par peur d'un amalgame voire d'une suspicion de fichage, le Parquet a bien expliqué que l'outil avait une vocation administrative et permettait de résoudre des affaires. Il réfute aussi tout usage de surveillance façon "Big Brother". Une communication jusqu'ici insuffisante d'après ses propres déclarations.
"Le Parquet général a constaté que des questions continuent de subsister concernant la chaîne pénale de la justice" écrit-il dans un communiqué ce jeudi après-midi. Soucieuse d'être la plus transparente possible tout en respectant la protection des données, le principe du secret de l'instruction et ses règles déontologiques, la justice explique ne pas pouvoir "faire la démonstration publique de son outil de gestion administration".
"Dans ces limites, la Justice entend toutefois procéder avec la plus grande transparence possible pour maintenir la confiance du justiciable dans son fonctionnement, consciente de ce qu’elle est un rouage essentiel de l’Etat de droit et qu’elle ne peut assumer ce rôle que si elle profite de cette confiance."
Son outil "Ju-cha" est en cours d'adaptation aux nouvelles normes de la protection des données, sous la houlette de la Commission nationale pour la protection des données et l'Autorité de contrôle judiciaire. La justice annonce faire un premier pas en ouvrant l'accès à la présentation de l'outil transmise aux médias, dont RTL 5minutes, le 28 juin.
