Détournements de fonds à HesperangeLa justice enquête sur l'affaire impliquant deux fonctionnaires

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Après le licenciement des deux coupables, l'enquête de la justice se poursuit afin de rassembler tous les éléments.
© Steichen RTL

Nos confrères du Tageblatt reviennent ce lundi sur deux documents d'enquête de la Commission disciplinaire rendus au conseil communal de Hesperange. Des détails qui démontrent l'énergie criminelle dont ont fait preuve les deux anciens agents pour parvenir à leurs fins.

Une énergie qui existait déjà depuis un long moment, avec des détournements et la création de comptes fictifs sur lesquels l'argent de la commune était viré. Des faits qui remonteraient déjà aux années 80 et 90. Le quotidien revient également sur des rapports dans lesquels les sociétés SICO-H et ARLUX sont citées, des entreprises qui ont bénéficié d'importants virements dans cette affaire. Les 3,2 millions énumérés représenteraient d'ailleurs un minimum et non pas un montant maximum.

Le nom "SICOH" est d'ailleurs l’abréviation d'un faux "syndicat d'initiative de la commune de Hesperange" mais n'est en aucun cas relié au vrai syndicat dont un ancien compte chèque postal était utilisé pour les virements.

Le député-maire de Hesperange est encore dégoûté de la nonchalance dont ont fait preuve les deux fonctionnaires inculpés. Marc Lies se demande d'ailleurs comment des informations de l'enquête ont été rendues publiques, notamment au niveau du Conseil communal qui était à huis-clos, et se demande s'il ne s'agirait pas d'une entrave à la justice.

Il précise que cette situation nuit gravement à la commune, car des actes criminels y ont été perpétrés par deux hommes pendant de longues années. Les deux coupables ont été licenciés, ce qui représente une lourde procédure pour des fonctionnaires, mais cela a finalement été acté en juillet. La justice doit maintenant faire son travail et tirer les conclusions de cette affaire.

Les deux agents incriminés faisaient encore partie du syndicat d'initiative jusqu'à cet été. Les deux individus ont été éloignés de cette structure, qui gère entre autres le camping à Alzingen, afin de rétablir le calme, et de permettre au syndicat de poursuivre son travail en toute sérénité.

Un des deux inculpés aurait également avoué que les sociétés avaient été créées de toute pièce afin de pouvoir s'enrichir. Un des deux hommes, assez connu dans le monde artistique, a également déclaré que "c'était un risque à prendre" pour pouvoir financer son style de vie extravagant.

Au juge maintenant de décider quelles conséquences ce risque aura en ce qui concerne le volet pénal du dossier.

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