
Si les prix des carburants ont connu une légère baisse ce mardi, ils avaient commencé l'année par une augmentation presque sans précédent. Une nouvelle hausse devrait suivre entre février et avril avec une augmentation des droits d'accises sur les carburants.
Comme l'avait annoncé le ministre des Finances, Pierre Gramegna, dans l'émission Background, il est question d'une hausse de cinq centimes au litre pour le diesel et de trois centimes pour l'essence.
Dans leur réponse à une question parlementaire urgente du député CSV Gilles Roth, les ministres Turmes et Gramegna ont confirmé que la hausse prévue sera maintenue.
Selon des informations de RTL, de vifs débats ont agité le gouvernement pour savoir si cette imposition devait survenir aussi rapidement après la récente augmentation. Le Groupement Pétrolier avait en effet demandé de reporter cette décision. Les ministres DP et LSAP se seraient montrés particulièrement réticents, alors que les ministres verts voulaient maintenir le cap.
La réponse à la question de Gilles Roth ne laisse pas transparaître ces divergences, mais la réponse est formulées avec beaucoup de prudence.
Il est ainsi précisé que l'augmentation des accises sera adaptée à l'évolution des marchés internationaux et des prix à la pompe dans les pays voisins. En d'autres mots, la hausse n'atteindra peut-être pas les cinq et trois centimes prévus. Les ministres ne précisent cependant pas dans leur réponse le montant de la hausse.
En tout cas, il n'y aura pas de moratoire sur les prix des carburants, tel que le demandait le Groupement Pétrolier. Le gouvernement met en avant la protection du climat et précise que les augmentations seront amorties socialement.
Ainsi, les frais de déplacement resteront ainsi au niveau actuel, alors que l'accord de coalition prévoyait des les baisser. On peut y voir un compromis entre les trois partis du gouvernement.
Il est également rappelé que les prix des carburants sont pris en compte dans le panier de biens de consommation qui détermine l'indexation, dont la dernière tranche est tombée au 1er janvier.
Les ministres soulignent aussi que les prix des carburants vont également évoluer à la hausse dans les autres pays européens, le différentiel entre les prix au Luxembourg et dans les pays voisins devrait donc subsister à l'avantage du Grand-Duché.
Un rapprochement entre les prix des carburants au Luxembourg et chez nos voisins devrait toutefois entraîner une diminution du tourisme à la pompe, ce qui signifierait aussi moins de camions sur nos autoroutes.