
Après avoir pensé dans un premier temps que de la poussière accumulée sur la voie, restée longtemps inutilisée, était à l’origine de la fumée à l'entrée et dans le tunnel Grouft, il semble désormais que la cause réelle du prétendu "dégagement de fumée" ait été identifiée.
Comme l’indique l'administration des Ponts et Chaussées dans une mise à jour publiée jeudi matin, cette poussière — contrairement à ce qui avait été supposé mercredi — ne provenait pas du tunnel. Avant la réouverture complète du tunnel en direction du nord, celui-ci avait en effet été soigneusement nettoyé, ce qui avait déjà suscité des doutes quant à l’hypothèse d’un tunnel poussiéreux. La chaussée avait été balayée et nettoyée à trois reprises avant sa réouverture à la circulation, précisent les Ponts et Chaussées.
En réalité, la poussière ne provenait pas du tunnel lui-même, mais d’un chantier situé à proximité, ont indiqué les Ponts et Chaussées à RTL ce jeudi : "La cause réelle est un chantier situé près du tunnel Grouft qui a généré d’importantes quantités de poussière, lesquelles ont ensuite été entraînées dans le tunnel par le vent et le souffle des véhicules." Comme la poussière était très fine, elle est restée longtemps en suspension dans l’air et a ainsi pu former des nuages visibles.
Les Ponts et Chaussées ont discuté avec l’entreprise concernée qui exploite le chantier, et celle-ci a accepté de "prendre les mesures nécessaires" afin d’éviter à l’avenir une "formation massive de poussière". Cela inclura notamment un arrosage régulier, précise l’administration.