
L'audience, qui s'est tenue mardi à huis clos, portait uniquement sur la culpabilité du jeune homme. Celui-ci a été reconnu coupable de sévices graves ou d'actes de cruauté ayant entraîné la mort d'animaux domestiques, ainsi que d'avoir enregistré et diffusé les vidéos de ces actes.
Avant qu'une sanction pénale ne soit prononcée, le lycéen devra se soumettre à une expertise psychologique et accomplir une période de "mise à l'épreuve éducative". Selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté, il participera notamment à des actions bénévoles au sein d'une SPA locale dans le cadre de modules de réparation.
Le tribunal a également condamné l'adolescent à verser plus de 8.000 euros de dommages et intérêts, notamment à plusieurs associations de protection animale qui s'étaient constituées parties civiles, parmi lesquelles la SPA de Besançon, l'association Stéphane Lamart et 30 Millions d'Amis.
Les faits, révélés en juin, avaient suscité une vive émotion. Le jeune homme s'était filmé en train de maltraiter cinq chatons nouveau-nés avant de publier les vidéos sur Snapchat. D'après les éléments relayés par France 3 Bourgogne-Franche-Comté, deux animaux avaient été projetés contre un mur puis empalés sur une fourche, un troisième plongé dans de l'eau bouillante et les deux derniers battus avant d'être enterrés dans un tas de fumier.
Le parquet de Besançon s'est depuis dessaisi du dossier au profit de celui de Vesoul. Une nouvelle audience est prévue le 8 février 2027 afin de déterminer la sanction pénale. Les faits reprochés sont passibles de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende lorsqu'ils ont entraîné la mort des animaux.
L'affaire avait également donné lieu à une importante mobilisation sur les réseaux sociaux. Si les signalements des internautes avaient permis d'identifier rapidement le suspect, la diffusion de son identité avait aussi entraîné des erreurs d'identification et des menaces visant des personnes totalement étrangères aux faits, rappelle France 3 Bourgogne-Franche-Comté.