
Ce niveau d'alerte maximale sera étendu vendredi aux districts de Leiria et Coimbra, dans le centre du pays ibérique, où les températures pourront atteindre les 44°C par endroits, a précisé l'Institut portugais de la mer et de l'atmosphère (IPMA).
Une alerte orange a été émise dès mercredi pour quatre régions de l'intérieur du pays, dont celle d'Evora, où les thermomètres devaient atteindre les 41°C.
Vendredi, le niveau d'alerte orange s'étendra à toutes les régions qui ne seront pas placées sous alerte rouge.
Relativement épargné par la canicule qui a frappé l'Europe ces deux dernières semaines, le Portugal sera en revanche directement touché par cette nouvelle vague de chaleur.
"Lors de cet épisode de temps très chaud, l'élément le plus notable sera sa durée, qui devrait être d'au moins une semaine", a souligné l'agence météo dans un communiqué diffusé mardi soir, en précisant que la situation serait "particulièrement anormale dans les régions littorales" en raison de l'absence de brise marine.
"Les températures pourraient ne pas descendre en dessous de 24 à 28°C pendant plusieurs nuits", notamment dans la région de Lisbonne, a aussi prévenu l'IPMA.
Les autorités sanitaires portugaises devaient tenir mercredi en fin de matinée une conférence de presse pour alerter la population sur les précautions à avoir en cas de canicule.
La vague de chaleur qui vient de frapper l'Europe a été la plus sévère à avoir jamais été mesurée en Europe, et aurait été quasiment impossible au mois de juin sans le changement climatique, selon les climatologues du World Weather Attribution.
Des records absolus de température ont été battus en Allemagne, en Pologne, en Slovaquie, en République tchèque et en Hongrie, et pour le mois de juin, au Royaume-Uni et en Suisse.
Les températures moyennes en France ont également atteint des records, avec notamment les nuits les plus chaudes jamais mesurées sur le territoire.