Après un premier confinement traversé dans la douleur, cette deuxième fermeture obligatoire est vécue comme un cauchemar par certains établissements qui sont désormais au bord du gouffre. Ils sont les "oubliés" du gouvernement.
"Nous sommes habillés en noir, le symbole du deuil dans notre secteur. Un secteur qui est en train de sombrer et de mourir. Certaines existences vont disparaître car tout arrive trop tard. Une aide de 3.000 à 4.000 euros, merci à l'Etat, c'est déjà pas mal, mais pour certaines personnes, cela ne suffit même pas à payer le loyer. Nous ne pouvons pas simplement rester chez nous à attendre un miracle".
Les restaurateurs et cafetiers ne comprennent pas pourquoi ils sont la cible des autorités, alors que les règles sanitaires étaient globalement très bien respectées.
Le moral de l'ensemble des membres du secteur est à plat, alors que les aides promises par l’État se font attendre. Les établissements devraient néanmoins pouvoir rouvrir le 1er février et à nouveau accueillir des clients, avec des mesures de sécurité et d'hygiène renforcées, s'il le faut.
D'autres actions ont été organisées comme cette page Facebook créée le mois dernier qui rassemble des restaurateurs du Luxembourg et de la Grande Région posant nus. Un cri d'alarme insolite qui révèle la dure réalité d'un secteur à l'agonie.