
Mardi, les 24 députés CSV sont ainsi revenus sur une session parlementaire particulièrement chargée. Le premier groupe parlementaire de l'opposition s'est notamment référé aux cinq propositions de loi, 23 amendements, 58 motions et résolutions ainsi qu'à un certain nombre de dossiers importants auxquels la fraction a travaillé. Malheureusement, le gouvernement ne prendrait pas la Chambre au sérieux, établirait de fausses priorités et glisserait beaucoup de choses sous le tapis, selon le CSV.
"Bleus, rouges et verts avaient une grande promesse et ils ne l'ont pas tenue, c'était de faire passer la réforme fiscale", selon la coprésidente du groupe parlementaire CSV, Martine Hansen.
Ils auraient promis monts et merveilles à la population et à présent ils chercheraient des excuses et tout serait rejeté sur la guerre et la pandémie. En outre, la ministre libérale des Finances, Yuriko Backes, aurait un peu "baladé" les députés ces derniers jours, estime le coprésident du groupe parlementaire CSV, Gilles Roth.
"Après le débat, elle a noirci le tableau. On ne pourrait pas soulager fiscalement les gens, il n'y aurait pas d'argent pour ça. Hier [lundi], en commission des Finances, nous avons été pas mal surpris, quand elle a dit, qu'au cours des six premiers mois, les travailleurs ont payé plus de 450 millions d'impôts de plus qu'au premier semestre 2021."
Au moins la ministre des Finances voudrait maintenant tenir compte de la proposition du CSV de prolonger l'aide sur les carburants, selon Gilles Roth. Mais ce ne serait malheureusement pas la règle, le Parlement ne serait généralement pas pris au sérieux et ne pourrait pas remplir son rôle d'organe de contrôle.
"Il y a presque une obéissance aveugle de la part de la coalition vis-à-vis du gouvernement."
Affaires de l'abri de jardin, de la Superdreckskëscht, du satellite militaire, Valorlux: partout, la majorité bloquerait des commissions d'enquête, par exemple. Dans d'autres dossiers aussi, il y aurait des échecs ou de fausses priorités, comme le cannabis.
"Que l'on puisse cultiver chez soi quatre plants, nous trouvons cela plus que limite, car c'est incontrôlable et irréaliste", d'après le coprésident du parti, Claude Wiseler, qui estime également qu'une loi sur une vaccination obligatoire aurait déjà pu être préparée depuis longtemps. En ce qui concerne les IRM aussi, la ministre de la Santé, Paulette Lenert, aurait mis le pays dans une situation totalement inutile.
La politique sécuritaire du ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, serait basée sur une idéologie verte, regrette le député Léon Gloden. Le mérite de l'injonction d'éloignement et des "bodycams" reviendrait au CSV. Ces mesures arriveraient cependant trop tardivement et pour ce qui concerne l'injonction d'éloignement, le CSV serait allé plus loin.
Le CSV en a assez de siéger au banc de l'opposition. Après une pause longue de deux législatures, l'objectif est évident pour 2023.
"Nous voudrions gagner les élections et participer au prochain gouvernement. Le CSV veut rester le premier parti et nous voulons être dans le prochain gouvernement."
Quant à savoir s'ils sont prêts à participer à une coalition en tant que partenaire junior, la question est restée sans réponse.