
Les résultats du volet théorique ont également déjà bien baissé ces 2 dernières années: en 2022, 27,2% des candidats n'ont pas réussi l'examen sur le code de la route. Le taux d'échec le plus élevé, de loin, ces 10 dernières années. En 2013, le taux d'échec était de 10,3% et en 2020 il était encore bien en dessous des 20%.
L'évolution de l'examen pratique est encore pire avec une année 2022 rythmée par un taux d'échec record: seuls 47,5% des candidats ont réussi à obtenir le précieux sésame. Ils étaient 48,9% en 2021, mais les dix années précédentes, le taux de réussite se situait toujours au dessus des 50%.
Le ministre des Transports précise qu'aucune statistique n'est disponible afin de détailler ces résultats. Soit les candidats sont recalés directement en cas de faute grave, ou faute éliminatoire, par exemple lorsque l'on brûle un feu rouge ou l'on ne respecte pas une priorité de droite. Soit ces candidats ont cumulé trop de "petites" fautes et devront repasser l'examen ultérieurement.
Le Luxembourg exige un minimum de 16 heures de conduite avant de pouvoir accéder à l'examen pratique. En France, le minimum est de 20 heures, tout comme en Belgique avec stage et 30 sans stage. L'Allemagne exige 12 heures minimum ainsi qu'un nombre qui peut varier en fonction de l'analyse du professeur.
La conduite accompagnée a également augmenté ces 10 dernières années au Luxembourg, ils étaient 33,3% en 2013 et 37,2% l'année dernière à opter pour cette solution d'apprentissage.
Les critères de la formation donnant accès à l'examen du permis de conduire sont régulés en grande partie selon une directive européenne. Une réforme de ce texte est d'ailleurs prévue au mois de mars, il est prévu dans ce contexte de revoir les heures de conduite obligatoires.