SanemIncendie sur le site Kronospan: 16.000 litres d'eau par minute

RTL Infos
Les autorités ont confirmé que l'incendie sur le site de Kronospan relevait vraiment d'une situation exceptionnelle.
© CGDIS

Pourquoi a-t-il fallu amener tellement d'eau sur le site pour contribuer aux travaux d'extinction? C'est l'une des questions qui se posent après l'énorme incendie qui a mobilisé des centaines de pompiers et en mobilise toujours des dizaines dans la zone industrielle Gadderscheier à Sanem. Il est impossible de venir à bout d'un incendie de cette envergure avec les réserves d'eau du site d'une entreprise, répond le directeur général du CGDIS, Paul Schroeder, dans une interview à RTL.

Situation exceptionnelle

L'incendie sur le site de l'entreprise Kronospan, spécialisée dans la production de panneaux de bois, relève vraiment d'une situation exceptionnelle, selon le responsable des services de secours. Dans un premier temps, les pompiers ont évidemment eu recours aux conduites d'eau pour éteindre l'incendie, mais dès mercredi en début d'après-midi, le constat était fait que cela ne suffirait pas et que les besoins en eau seraient énormes: "Avec un événement tel que celui-ci, 16.000 litres d'eau sont utilisés par minute. Il est dès lors évident qu'aucun réseau d'alimentation en eau ne peut suffire".

D'où l'intervention des camions-citernes: "Là, il y a plusieurs possibilités. L'une est appelée trafic banlieue-grande ville, l'autre est de mettre en place un réseau d'alimentation de longue distance depuis un point d'eau public".

Accords bilatéraux pour une coopération transfrontalière

A Sanem, les services de secours ont notamment eu recours à de la mousse destinée à étouffer le feu, fournie par leurs collègues français. Il est prévu sur base d'accords bilatéraux avec les pays voisins, que les pompiers luxembourgeois peuvent faire appel à leurs homologues étrangers: "Dans ce cas, nous avons fait appel à nos collègues français, car nous savions qu'ils disposaient de moyens spéciaux pour intervenir sur des incendies industriels."

Cet énorme besoin d'eau entraîne une autre question: quel impact sur l'eau potable?

Pression relevée sur le réseau

"Nous sommes en contact avec les autorités en charge de l'approvisionnement en eau potable, avec la mairie de Sanem et le Syndicat des Eaux du Sud. Ils contrôlent la situation. Ils ont aussi relevé la pression sur le réseau afin que nous disposions de l'eau dont nous avions besoin. Il s'agit évidemment d'une situation qui doit faire l'objet d'une surveillance".

Est-ce que le site satisfaisait à toutes les obligations ? Les réserves d'eau étaient-elles adéquates? Personne ne peut répondre à ces questions aujourd'hui. L'Inspection du Travail et des Mines, responsable des autorisations d'exploitation pour un établissement classé, a déclaré qu'elle ne souhaitait pas faire de commentaires sur ce cas précis.

Ce qui a encore compliqué les choses hier, c'est que trois autres incendies  ont eu lieu au même moment dans le sud du pays. Les trois ont pu être circonscrits.
Pour sa part, le CGDIS va tenter à l'avenir de standardiser encore davantage le matériel, mais aussi de réfléchir à du matériel plus spécialisé pour de tels cas, a précisé Paul Schroeder.

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