
"Pour garantir sa pérennisation et assurer son indépendance, il est impératif pour Passerell d’augmenter son financement privé (dons de particuliers et d’entreprises)", détaille Catherine Warin, présidente de Passerell asbl auprès de Adada.
C’est l'idée qui a déclenché cette campagne de sensibilisation qui doit permettre de récolter des fonds pour soutenir l’association qui mène des projets de socialisation et d’information et de recherche juridique à destination des demandeurs de protection internationale.
Conçu et réalisé par la conceptrice et réalisatrice Frédérique Buck, produit par SKIN (avec Gintare Parulyte pour la direction des acteurs), le film rassemble six Luxembourgeois de tous âges et conditions qui donne leur voix aux problématiques rencontrées par les réfugiés.
L’application du règlement Dublin III, le poids qui pèse sur les enfants démunis par rapport à l’impuissance de leurs parents, la difficulté des victimes d’abus sexuels et de traite humaine à se reconstruire dans le pays d’accueil, la difficulté de faire croire à son récit, la procédure de regroupement familial, la criminalisation des exilés en Union européenne ou encore les vies en suspens des exilés, sont les sujets abordés.
"Le défi était de trouver un concept capable de bousculer les codes narratifs habituels pour un impact maximal. Destiné aux réseaux sociaux, le film informe, sensibilise aux problématiques des exilés au Luxembourg et contribue à une meilleure compréhension du travail de Passerell", explique Frédérique Buck.
Pour rendre les témoignages plus percutants, ce ne sont pas des personnes déplacées qui parlent, mais des résidents luxembourgeois qui s’adressent à la caméra en luxembourgeois. Se crée ainsi un décalage intrigant qui rend attentif au message.