
Les ménages ont "besoin de soutien" écrit l'OGBL ce mardi matin. Car depuis plusieurs mois, la demande économique mondiale, et plus récemment la guerre en Ukraine, ont mis le marché de l'énergie sous tension. "Une évolution qui risque de s’aggraver davantage dans les mois à venir, si la guerre se prolonge" estime le syndicat, alors qu'une hausse record de 18 centimes par litre de diesel vient d'être appliquée dans les stations luxembourgeoises.
Évidemment, le gouvernement a bougé et va travailler sur une série de mesures: interdiction de couper le gaz ou l'électricité, réforme des aides sur l'efficacité énergétique, prime énergétique pouvant atteindre 400€.
Un "pas dans la bonne direction" mais les mesures évoquées "risquent d’être encore fortement insuffisantes si les prix du marché continuent de grimper" estime l'OGBL. Pour sa direction, le gouvernement a tardé à agir. Un reproche déjà fait par l'opposition: "La hausse des prix touche bien davantage de personnes que celles issues de la classe moyenne. Et le gouvernement met la tête dans le sable" accusait Gilles Roth, président du groupe parlementaire CSV.
Pour aller plus vite, l'OGBL a proposé trois modifications de l'allocation de vie chère (déjà relevée de 200€ par mois ce 1er janvier):
Il demande également d'adapter le crédit d’impôt "prévu pour compenser la taxe CO2", encore augmentée en début d'année. Mais à ce stade, le gouvernement souhaite grignoter "les frais de réseau" de l'énergie, notamment pour le gaz, plutôt que d'agir sur la fiscalité.
Avec l'Agence internationale de l’énergie, le Luxembourg a aussi préféré libérer une partie de ses réserves pour réguler le prix du marché pétrolier. À court terme, ce sont tout de même les consommateurs qui vont devoir faire un effort et affronter cette hausse des prix.