
Quand un homme déjà condamné pour violences domestiques, menace de mort son ex-femme et sa fille, toutes les alarmes devraient être déclenchées.
En 2011, cet homme a été condamné à un an de prison avec sursis pour coups et blessures volontaires sur son épouse. Les violences ont continué régulièrement au cours des années suivantes. En 2017, il y a eu un avertissement du parquet à cause de menaces d'attentat sur son épouse - sans conséquence sur le sursis.
C'est une longue et grave histoire que raconte cette femme. Et aujourd'hui, elle n'est plus la seule visée. Il y a trois semaines, lors d'une visite de sa fille chez son père, la situation a encore empiré. Il a menacé de tuer la fille et la mère.
Le 15 mai, la mère et la fille ont porté plainte auprès de la police. Une autre plainte a suivi le 16 mai, parce que le père et ex-mari s'était à nouveau manifesté et que la famille avait peur. Le 24 mai, un référé exceptionnel a été demandé afin de suspendre le droit de visite du père, à cause des menaces de mort. Le tribunal l'a jugé irrecevable pour des motifs juridiques.
L'avocate de la mère vient de demander un référé en urgence absolue, les avocats des enfants ont été désignés, en plus de la fille, il y a aussi un fils, et un signalement a été déposé auprès du parquet de la protection de la jeunesse.
L'ASBL Femmes en détresse a connaissance d'une quarantaine de cas par an d'enfants menacés par leur père. Tout cela montre les limites de la loi sur l'autorité parentale conjointe. L'association espère que des modifications seront apportées à la législation pour tenir compte de ces réalités.
Le reportage vidéo en luxembourgeois avec des interventions en français: