
Nous avons contribué au premier système des "Quereinsteiger" "en grinçant des dents", à la condition que quelque-chose change. Cela n'a pas été le cas au cours des cinq dernières années et voici maintenant un deuxième modèle de "Quereinsteiger", qui crée de facto une société à deux vitesses à l'intérieur de l'école, a déclaré mercredi sur RTL Patrick Remakel, le président du syndicat d'enseignants SNE-CGFP.
Le nouveau "Quereinsteiger" a des avantages par rapport au cycle d'études classique
Le nouveau Quereinsteiger aurait des avantages qui offenseraient les personnes ayant une formation d'enseignant classique. Leur formation deviendrait une sorte de "rue à sens unique". Avec le nouveau système, les prétendants auraient deux bachelors en poche, ce qui leur donnerait plus de flexibilité sur le marché du travail. Mais la nouvelle formation manquerait de pratique.
La formation classique doit être réformée et élevée au niveau d'un master
Pour Patrick Remakel, il aurait été "préférable de réformer la formation classique et de la porter au niveau d'un master. En faire un 3+2." Les titulaires d'un tel diplôme auraient alors eu davantage de possibilités s'ils souhaitent à un moment donné un changement professionnel. Le président du syndicat sait que c'est aussi lié au coût et que cela représente beaucoup d'argent. Un master devrait être payé autrement. "Mais il serait là question de l'éducation de nos enfants. Si le Luxembourg n'est pas prêt à mettre plus d'argent pour rendre la formation encore plus performante, nous serions dans un pauvre pays."
Le ministre a échoué à rendre plus attractive la profession d'enseignant
Donner cours devrait être à nouveau la tâche essentielle des enseignants, qui devraient avoir moins de charges administratives. "Actuellement, la profession d'enseignant n'est plus assez attractive pour les étudiants." "Une pénurie aurait été constatée en 2018 et le syndicat aurait donné des conseils au ministère pour y remédier", par exemple faire une campagne d'image, mais personne n'aurait agi.