
“Il faut prendre Donald Trump et ce qu’il dit au sérieux puis il faut que la Commission européenne montre un front uni”, a réagi Jean-Claude Juncker dans une interview accordée à “Die Zeit”. Les menaces proférées par le président des Etats-Unis, notamment en termes de taxes sur l’aluminium ou l’acier, n’ont pas vraiment surpris l’ex-Premier ministre luxembourgeois.
Il a profité de l’occasion pour rappeler que ce conflit commercial ne datait pas d’hier et qu’il avait pu être endigué en 2018, sous sa tutelle. Les journalistes de “Die Zeit” lui ont demandé comment il fallait négocier avec Donald Trump. Une question à laquelle le politicien a répondu très simplement. “Avec du respect et le sérieux nécessaire”, peut-on lire dans le média allemand.
Jean-Claude Juncker a souligné le fait que Donald Trump était aujourd’hui bien mieux préparé que lors de son premier mandat. Ses actions et réactions risquent donc d’être plus intenses mais surtout plus pointues. De son point de vue, le plus important, c’est la manière de l’aborder. Il considère que ce n’est pas à un Etat membre de le faire mais bien à la Commission européenne de réagir.
“Il faut montrer un front uni”, a insisté l’ancien président de la Commission européenne. Il faudra s’attendre à ce que Donald Trump approche certains Etats membres et c’est là qu’il faudra se montrer persistant d’après lui. L’Union européenne n’est forte que si elle est unie, a-t-il rappelé. Les dirigeants européens devront se montrer inflexibles et penser aux intérêts de l’Europe et non pas à ceux de leur pays.