
Ce jeune homme comparaissait pour avoir, en décembre dernier à Oberkorn, battu son chiot de quatre mois à un point tel qu'il était mort onze heures plus tard. Pour le représentant du parquet, l'accusé n'a pas les qualités requises pour s'occuper d'un animal.
Dès sa première déclaration: „Je ne sais pas quoi vous dire! Je lui ai donné deux (coups), tôt le matin!“, le prévenu a hérissé le président de la Cour. „Il y en a un qui a disparu depuis décembre!? Si nous attendons encore six mois, alors vous n'aurez plus donné qu'un (coup) au chien!?“, a fait remarquer le juge. L'accusé n'a pas amélioré sa situation quand il a ajouté qu'il avait frappé le chiot parce que ce dernier avait perdu sa couche. „C'est la raison pour laquelle vous l'avez frappé?“ - „Je n'ai pas frappé très fort!“ - „Ce n'est peut-être pas l'idéal que vous gardiez un animal!C'est aussi à se demander si vous n'avez pas frappé davantage le chien!?“ - „Deux à trois fois, pas plus!“ - „Avez-vous encore un animal?“ - „Juste des poissons rouges!“ - „Est-ce qu'ils ont assez d'eau au moins?“ Ainsi s'est poursuivi le dialogue entre le président de la Cour et l'accusé.
Au début de l'audience, la vétérinaire, qui avait déposé plainte parce que le propriétaire n'avait pas pu expliquer pourquoi son chien était dans un tel état, avait témoigné. L'accusé avait téléphoné le matin parce que le chiot ne pouvait pas bien respirer. Selon la vétérinaire, un rendez-vous avait été convenu en début de soirée. L'homme avait rappelé vers midi pour lui demander de venir plus tôt. La vétérinaire avait constaté chez l'animal une grave détresse respiratoire et lui avait donné des médicaments, qui n'avaient servi à rien. 45 minutes plus tard, le chiot était décédé d'une hémorragie coronaire due à un traumatisme.
Le représentant du parquet a parlé d'un dossier particulièrement grave de maltraitance animale et a rappelé les sanctions prévues dans la loi: une peine de prison de huit jours à trois ans, une amende de 251 à 200.000 euros et l'interdiction de posséder un animal pendant une période allant de trois mois à quinze ans.
Le verdict est attendu le 25 juin.