Affaire des "poseurs de bombes"Huit personnes renvoyées devant une chambre criminelle

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Jamais résolue depuis près de quarante ans, l'affaire des "poseurs de bombes" se poursuit au Luxembourg. Huit protagonistes sont renvoyés devant une chambre criminelle pour faux témoignages.
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L'interminable affaire des "poseurs de bombe" (en luxembourgeois "Bommeleeër") avait démarré par une série d'attentats commis au Luxembourg entre mai 1984 et mars 1986. S'en est suivi un vaste feuilleton juridique à rebondissements impliquant les forces de l'ordre et allant jusqu'au plus haut niveau de l'État, impliquant jusqu'au frère du grand-duc Henri.

Près de quarante ans après les attentats, l'affaire continue d'occuper la justice luxembourgeoise. Ce mercredi 30 octobre 2024, elle fait savoir que la chambre du conseil de la Cour d’appel de Luxembourg a "décidé le renvoi devant une chambre criminelle de huit personnes inculpées par le juge d’instruction dans la suite du procès en 2014.

Toujours dans le collimateur de la justice, les cinq anciens dirigeants de la gendarmerie grand-ducale (Guy Stebens, Pierre Reuland, Charles Bourg, Armand Schockweiler et Aloyse Harpes) devront répondre devront la chambre criminelle pour faux témoignages lors du procès de 2013 et 2014. En revanche, le reproche d'entrave à la justice formulé à leur encontre, a abouti à un non-lieu.

Les trois autres protagonistes qui comparaîtront devant une chambre criminelle pour faux témoignage sont un ancien membre de la brigade mobile (Marcel Weydert) et deux anciens fonctionnaires de la Sûreté publique (Paul Haan et Guillaume Büchler).

Inculpé dans l'affaire, Lucien Linden, est décédé entre-temps. De sorte que l’action publique a été déclarée éteinte à son encontre.

La chambre du conseil de la Cour d’appel a aussi confirmé qu’"il n’y a ni lieu de poursuivre les cinq anciens dirigeants de la gendarmerie grand-ducale, ni l’ancien membre de de la brigade mobile de la Gendarmerie, en relation avec les attentats aux explosifs à proprement parler".

Tout comme l'ancien chef de la brigade mobile (Ben Geiben) sort du collimateur de la justice pour les attentats aux explosifs, puisque la chambre du conseil de la Cour d’appel a décidé qu'il n'y a pas d’indices déterminants.

Le véritable procès pour attentats aux explosifs contre les gendarmes Marc Scheer et Jos Wilmes est toujours attendu devant la chambre criminelle.

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