
Quasiment toutes les parties ont fait appel contre l'ordonnance de la chambre du conseil rendue en première instance.
Le fait que le parquet ait fait un appel général, implique que les personnes concernées restent toutes dans la procédure et que le dossier est renvoyé devant la chambre du conseil de la Cour d'appel.
Aucune date n'a encore été fixée pour les délibérations.
Le service de presse a confirmé cette information à RTL.
L'affaire des "poseurs de bombes" (en luxembourgeois "Bommeleeër") avait démarré par une série d'attentats commis au Luxembourg entre mai 1984 et mars 1986. S'en est suivi un long feuilleton juridique à rebondissements impliquant les forces de l'ordre et allant jusqu'au plus haut niveau de l'État.
La chambre du conseil de la Cour d'appel va désormais revoir complètement le dossier et examiner s'il existe des motifs suffisants pour renvoyer les différentes personnes devant une chambre criminelle, ou s'il y a lieu à un ou plusieurs non-lieux.
Il est reproché aux huit inculpés des faux témoignages lors du premier procès il y a 10 ans. Cinq anciens dirigeants de la gendarmerie grand-ducale, Guy Stebens, Pierre Reuland, Charles Bourg, Armand Schockweiler et Aloyse Harpes, sont visés.
La chambre du conseil n'a toutefois pas retenu de poursuites en lien direct avec les attentats à leur encontre. Il en va de même pour Marcel Weydert, ancien membre de la Brigade mobile, et pour les deux anciens fonctionnaires de la Sûreté publique, Guillaume Büchler et Paul Haan.
La chambre du conseil n’avait pas fait droit aux réquisitions du parquet visant à renvoyer Ben Geiben, ancien chef de la Brigade mobile, du chef des attentats aux explosifs. Ben Geiben, qui avait été considéré comme un des poseurs de bombes potentiels lors du premier procès, bénéficie donc d'un non-lieu. Seuls Marc Scheer et Jos Wilmes restent donc poursuivis dans ce cadre.