Situation contrastéeMoins de commerces mais plus de restaurants dans la capitale

Claudia Kollwelter
adapté pour RTL Infos
Un quart de l'ensemble des commerces du Luxembourg se trouvent sur le territoire de la ville de Luxembourg, tout comme près d'un tiers des restaurants et cafés.
© RTL Lëtzebuerg

Ces chiffres, parmi d'autres, ont été cités mercredi lors du CityBreakfast, où un tableau plus détaillé du secteur du commerce de détail de la ville a été dressé, sur la base du "Retail Report 2026".

"Les tendances nationales se reflètent clairement aussi au niveau de la ville", a déclaré Tom Baumert, directeur de la Confédération luxembourgeoise.

La ville de Luxembourg représente 40% de la surface commerciale: "les commerces de détail connaissent un léger recul. En revanche, on constate que le secteur HoReCa a connu une forte croissance, encore plus marquée que dans le reste du pays. Et quand on zoome sur le secteur du commerce de détail, que constate-t-on qui a largement disparu de la ville en termes de magasins de détail ? On observe une tendance similaire à celle du reste du pays. La mode est en déclin. Ce ne sont pas les mètres carrés qui comptent, mais les magasins individuels. Le secteur alimentaire s'est développé, cela peut désigner les grands supermarchés classiques que vous connaissez, mais aussi des petits magasins plus spécialisés. Surtout, à Luxembourg-ville, on observe une tendance vers des magasins de plus en plus spécialisés, même dans le secteur alimentaire".

Situation contrastée à Luxembourg

À la gare, on constate un net recul des commerces depuis 2019, tandis que la situation s'avère plus favorable dans la ville haute. Maurice Bauer, premier échevin de Luxembourg-ville: "en 2019, nous comptions 2.104 commerces dans la capitale. D’ici 2026, nous en aurons 2.446, ce qui signifie une croissance significative".

Une hausse se profile, notamment dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, qui n’a pas été constatée ailleurs dans le pays depuis 2019. Une tendance claire se dessine dans le domaine de la restauration rapide. Au cours des trois dernières années, pas moins de 31 de ces points de vente de "snacks" ont ouvert leurs portes sur le territoire de la capitale.

En ce qui concerne le taux de vacance de Luxembourg-ville, Tom Baumert, de la Confédération luxembourgeoise, souligne qu’en 2026, il s’élève à 9,4% dans la Ville-Haute et à 12,9% à la Gare, soit le niveau le plus bas depuis 2019, année où le rapport a été établi pour la première fois.

Il compare ces chiffres à ceux observés à l’étranger: "Trèves se situe actuellement six à sept points au-dessus de ce chiffre. Ils sont donc à environ 20% dans certains quartiers. Metz s'en sort un peu mieux, mais nous avons quand même pas mal de chance avec ces faibles taux. Et même si l'on en parle beaucoup, ce sont les taux les plus bas que nous ayons enregistrés depuis sept ans, sans oublier qu'ils sont, de loin, bien meilleurs par rapport à ceux de nos voisins".

Les flux piétonniers ont également été mesurés et ils montrent eux aussi que de nombreuses personnes se rendent dans la capitale.

À ceux qui disent que les commerces sont hors de prix dans la Ville-Haute, la maire Lydie Polfer (DP) répond: "nous ne sommes pas responsables de ce qui est proposé, et nous n'avons aucune influence sur ce choix. Nous ne pouvons pas non plus décider de qui s'installera à quel endroit. Cela ne dépend pas de nous, mais une chose est certaine: l'offre actuellement disponible ici semble satisfaire une grande partie de nos concitoyens".

Les responsables communaux souhaitent cependant continuer à œuvrer pour améliorer la qualité de vie des personnes qui vivent et travaillent dans la capitale, et ils seraient ravis que de nombreux étrangers viennent également s’y installer. "Le monde des affaires en profiterait également", selon Lydie Polfer, qui évoque une évolution positive au cours des dernières années.

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