Retour sur la manif' de samediHenri Kox défend l'action de la police

RTL Infos
Pour le ministre de la Sécurité intérieure "la police a fait preuve de la retenue nécessaire" samedi dans le quartier Gare. Henri Kox juge inacceptable de manifester devant un hôpital suite à l'annonce lancée de lundi.

Henri Kox a réagi à l'action de la police lors de la manifestation de samedi à Luxembourg, qui a été rapidement bloquée entre la gare de Luxembourg  et la Place de Paris. Une trentaine de personnes avaient été interpellées. "Dans 16 cas, des procédures judiciaires ont été entamées, entre autres pour les faits suivants : rébellions ou lancement d’engins pyrotechniques en direction des agents de police", avait expliqué la police.

"L'intervention n'a pas été plus dure en terme d'usage de la force. Je pense qu'il existe aussi d'autres vidéos, qui montrent que la police a fait preuve de la retenue nécessaire", justifie le ministre de la Sécurité Intérieure, Henri Kox.

Lors de manifestations non signalées,"un contrôle d'identité doit être mené, afin de constater qui ne respecte pas les règlements. Les conséquences avaient d'ailleurs été annoncées au préalable par la police elle-même", précise le ministre pour qui "cela ne peut plus être accepté."

Le ministre de la Sécurité intérieure a appelé les gens à participer à des manifestations, qui sont signalées au préalable aux autorités.

-> Luxembourg-ville: les images de la manifestation de samedi, une trentaine d'interpellations

Lundi, devant l'hôpital (HRS) au Kirchberg
Lundi, devant l'hôpital (HRS) au Kirchberg
© Domingos Oliveira

Les manifestants qui protestent contre les mesures Covid avaient appelé sur les réseaux sociaux à une nouvelle manifestation lundi midi, cette fois devant l'hôpital du Kirchberg. Si finalement personne n'était là pour manifester, la police était bien présente sur place avec un dispositif d'une cinquantaine d'agents.

Le ministre de la Sécurité intérieure a déclaré à RTL que les autorités n'auraient pas pu se permettre un dispositif trop léger devant un hôpital.

"C'est de toute façon un défi pour la police ces dernières semaines et ces derniers mois parce qu'il n'y a jamais d' interlocuteur. C'est le cas pour certaines manifestations, mais cette fois il n'y avait pas d'interlocuteur direct alors que la manifestation avait été annoncée via les réseaux sociaux. Ce sur quoi nous nous sommes basés. Pour ne prendre aucun risque, surtout devant un hôpital, un dispositif adéquat a été mis en place", explique Henri Kox.

Pour le ministre de la Sécurité intérieure, il est inacceptable de manifester devant un hôpital, où se rendent des gens qui ont besoin d'aide. Il y aurait d'autres lieux et moyens pour exercer sa liberté d'opinion.

La difficulté est évidemment d'évaluer les risques et il arrive que trop d'hommes soient déplacer sur place: "C'est toujours un exercice d'équilibriste que la police doit faire", résume le ministre. Avant de préciser qu'elle "fait tout son possible pour maintenir l'ordre public et c'est son devoir, mais il n'y a pas de garantie à 100%. Nous essayons toujours de faire de notre mieux."

Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL:

Henri Kox verdeedegt Policeasaz bei Maniff e Samschdeg
Weider ass et fir de Policeminister inakzeptabel, virun engem Spidol ze demonstréieren, wou Leit hi ginn, déi Hëllef brauchen.

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