
Le CSV souhaitait savoir ce qui figurait concrètement dans le "Memorandum of Understanding" - qui n'est pas un contrat, mais plutôt une déclaration d'intention - signé par le gouvernement, Google et la commune de Bissen. Le ministre de l'Economie, Etienne Schneider, a fourni des réponses en Commission.
Il figure dans ce texte qu'au cas où les procédures n'avanceraient pas suffisamment vite pour Google, le géant américain du net pourrait se retirer et demander à l'Etat de racheter le terrain. Et cela, au prix initial, car il ne s'agit pas de faire un bénéfice. Et la procédure vaut également dans l'autre sens, c'est-à-dire que si l'Etat dit que ça n'avance pas, il peut aussi donner un carton rouge à Google.

Si le centre de données ne devait pas être implanté à Bissen, une zone d'activité verrait le jour sur ce terrain, d'après Etienne Schneider, qui avait déjà expliqué cela en novembre dans sa réponse à une question parlementaire.
En ce qui concerne la demande de la mairie de Bissen d'un complément d'informations sur la consommation d'eau et le trafic, le ministre a expliqué qu'il avait parlé, pas plus tard que mercredi, avec la ministre de l'Ecologie, Carole Dieschbourg, du sujet des eaux de refroidissement.
Au lieu de puiser l'eau de l'Alzette pour refroidir le centre de données, les autorités préfèreraient recourir à l'eau issue de la station d'épuration de Mersch. Cela devrait permettre de couvrir 90% des besoins. Le principe de l'économie circulaire serait ainsi respecté. Une conduite de la Sebes devrait toutefois être aussi posée pour les cas d'urgence.