
Le verdict est tombé jeudi au procès du promoteur immobilier Flavio Becca, poursuivi pour blanchiment et détournement de fonds.
Le promoteur, qui était absent lors du verdict, est condamné à 2 ans d’emprisonnement avec sursis intégral, ainsi qu’à une amende de 250.000 euros et la confiscation d’un bon nombre de montres. Pour les montres non saisissables, une amende de 20.000 euros par montre sera infligée.
Le procès portait plus précisément sur l’achat de 842 montres de collection d’une valeur de 18 millions d’euros environ, saisies au cours de 13 perquisitions en 2011. La majorité d’entre elles avaient été achetées entre 2004 et 2011 via 18 entreprises de Flavio Becca, alors que les activités commerciales de ces sociétés n’avaient rien à voir avec l’horlogerie de luxe, selon les magistrats. Ces achats auraient été envisagés à titre d’investissements, avait déclaré Flavio Becca pendant le procès, qui s’est tenu fin janvier. Mais tant le motif que le procédé d’acquisition de ces biens avaient été au centre des débats.
Au terme du procès, le parquet avait requis trois ans et demi de prison, avec sursis éventuel, 250.000 euros d’amende et la confiscation d’un grand nombre de montres. Le parquet avait justifié son réquisitoire par le fait que Flavio Becca n’avait pas d’antécédents judiciaires. La défense de ce dernier avait estimé que ces demandes étaient exagérées, car Flavio Becca n’avait rien à se reprocher et elle avait donc plaidé sa relaxe.
Flavio Becca a désormais 40 jours pour faire appel.