Explications de l'administrationUn "léger retard" pour le remboursement des impôts

Michèle Sinner
adapté pour RTL Infos
L'administration des contributions directes connaît actuellement un léger retard de 4 à 6 semaines dans le traitement des déclarations fiscales en vue des remboursements. C'est ce qu'a expliqué à RTL le directeur de l'administration fiscale, Jean-Paul Olinger.

Ce retard s'explique par le fait que l'administration des contributions directes renforce la sécurité de ses virements dans le cadre de la réglementation européenne sur les virements instantanés.

Elle procède donc également à une vérification du destinataire de ses virements, selon le directeur de l'administration fiscale: "nous avons un volume extrêmement important de paiements à effectuer avec 125.000 dossiers d'entreprises et 380.000 dossiers de particuliers. Et dans ce contexte, il y a naturellement aussi de nombreux remboursements. Pour obtenir le RIB et ainsi améliorer la sécurité des paiements à l'avenir, nous avons supprimé des informations de nos systèmes et sommes en train de les réintroduire progressivement".

L'administration fiscale demande donc, par le biais du bulletin, aux citoyens ayant droit à un remboursement d'envoyer un relevé d'identité bancaire.

"Actuellement, ces informations doivent encore être saisies manuellement par nos soins, car il s'agit d'un nouveau processus. Cependant, nous travaillons actuellement à la mise en place d'un système numérique. Et lorsque nous en serons prêts, ces informations pourront être reçues de manière semi-automatique via MyGuichet. La raison pour laquelle nous optons pour un processus semi-automatique, plutôt que entièrement automatique, est que nous devons effectuer une vérification pour nous assurer que les informations sont correctes".

Les personnes ou sociétés concernées peuvent envoyer leur RIB par courrier postal ou via myguichet.lu".

Le directeur de l'ACD explique que "parallèlement, nous avons renforcé nos équipes, ce qui signifie que les délais que nous avons actuellement, d’environ quatre à six semaines selon la région du pays – qu’il s’agisse d’Ettelbruck, de la capitale ou d’Esch, nous les aurons rattrapés d’ici l’été, dans les prochaines semaines".

L’administration n’aurait-elle pas pu anticiper ce problème ?

Jean-Paul Olinger explique que l’administration traverse un processus de transformation majeur qui touche les citoyens, les entreprises et l’administration elle-même: "cela signifie qu’elle mène actuellement de nombreux projets différents en parallèle. Nous devons actuellement établir des priorités, ce qui entraîne une certaine complexité. Cette complexité implique bien sûr que certains éléments ne peuvent pas être mis en œuvre aussi rapidement. Mais à long terme, cela permettra d’offrir un meilleur service aux citoyens et au personnel de l’administration".

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