
En été, les travaux pourraient théoriquement avoir lieu ; il est donc important de disposer d’une certitude quant aux congés collectifs afin que les salariés puissent partir en vacances sans avoir à les prendre en hiver. C’est ce qu’affirme Jean-Luc De Matteis, secrétaire central chargé du secteur de la construction à l’OGBL.
Même son de cloche pour Paul Nathan, vice-président de la Chambre des Métiers et propriétaire d’une entreprise de construction, de nombreux facteurs plaident également en faveur des congés collectifs: "quand on a connu les récentes vagues de chaleur, les congés collectifs sont tout à fait justifiés. Pour nos collaborateurs qui ont passé 31 semaines sur le terrain, c’est une bonne chose qu’ils disposent de trois semaines d’affilée, et ils s’en réjouissent d’ailleurs beaucoup".
Ce congé commun permet aux entreprises d'effectuer des travaux de maintenance sur les machines, et les clients en trient également profit, car le fait que tout le monde soit en congé en même temps permet d'augmenter la productivité. Pour 147 chantiers et environ 750 salariés, des dérogations aux congés collectifs sont accordées cet été.
C’est au sein d’une commission, dans laquelle sont représentés les employeurs et les syndicats, que les dérogations sont accordées. "Celles qui ont été validées étaient raisonnables", précise Jean-Luc De Matteis de l’OGBL: "les conditions que nous acceptons sont très clairement définies. Il s’agit souvent d’écoles, de sites où la production a été interrompue, de routes en travaux en raison d’urgences. Une partie de ces demandes concerne également des situations où, en cas d’incident, une route peut être rouverte".
Les travailleurs exercent également leur activité en dérogation, sur une base purement volontaire, pendant le congé collectif. En règle générale, le syndicat reçoit très peu de plaintes de la part de personnes dont le congé collectif n’a pas été respecté, conclut Jean-Luc De Matteis de l’OGBL.