
En mai dernier, un prisonnier extrêmement agressif en détention provisoire au centre pénitentiaire de Schrassig avait blessé quatre agents du groupe d’intervention pénitentiaire (GRIP) au cours d'un transfert interne. Et ce, malgré le dispositif habituel de protection qui a été utilisé par les agents spécialement formés pour intervenir dans des situations dangereuses ou difficiles, rapportent les députés CSV Gilles Roth, Léon Gloden et Octavie Modert.
Or le "pistolet à impulsions électriques (Taser) aurait peut-être désamorcé la situation" estiment les députés, qui interpellent donc le ministre de la Justice Félix Braz et le ministre de la Sécurité Intérieure François Bausch.

Dans leur réponse parlementaire commune, les deux ministres expriment leur réticence à recourir à de telles armes. "L'usage d'armes à impulsion électrique dans les pays limitrophes provoque régulièrement des incidents graves, voire des décès. Il y a lieu de noter que les agents pénitentiaires disposent d'autres dispositifs qui sont de nature à pouvoir neutraliser un auteur de violences tout en présentant des garanties nettement plus importantes pour les personnes ciblées et évitant de les exposer à un danger de mort potentiel" écrivent-ils.
Les ministres ajoutent que "des moyens de contrainte matériels actifs et passifs supplémentaires pour un montant avoisinant les 100.000 euros ont été achetés et se trouveront à la disposition des agents pénitentiaires dès septembre 2019." Des nouvelles acquisitions qui permettront à chaque agent du groupe d'intervention de disposer de son propre matériel et de ne plus devoir le partager comme c'est encore le cas à l'heure actuelle.