C'est officielÉtienne Schneider quittera le gouvernement en début d'année

Thomas Toussaint
Le vice-Premier ministre Étienne Schneider a confirmé ce lundi matin quitter le gouvernement dans les prochaines semaines.
© RTL

Cette fois, c'est pour de bon. Le socialiste Étienne Schneider, vice-Premier ministre, ministre de l'Économie et ministre de la Santé, quitte ses fonctions au sein du gouvernement. Il actera son départ auprès du Grand-Duc Henri le 4 février 2020.

S'il avait annoncé il y a plusieurs semaines son intention de ne pas finir son mandat, qui aurait de toute façon pris fin en 2023, le ministre a accéléré le calendrier pour acter son départ, après huit années passées au gouvernement.

"Il n'y a ni frustration, ni amertume, seulement de la cohérence" a-t-il répété, lui qui s'était fait le défenseur de la limitation des mandats dans le temps.

Étienne Schneider n'a pas précisé de quoi serait fait son quotidien et a précisé avoir refusé, pour le moment, plusieurs offres. Il a confirmé ne pas souhaiter revenir à la Chambre des députés, où il avait gagné son siège lors des élections mais avait laissé sa place pour entrer au gouvernement. Il n'ira également pas trouver un poste de haut fonctionnaire au sein de l'État et ne prendra pas non plus de congé sans solde. "C'est une chance de nouveau départ" a-t-il avancé lors de son allocution devant la presse. Un renouveau autant pour son parti que pour lui. "Je veux retrouver ma vie" a-t-il ajouté, souhaitant une "coupure nette" et davantage de temps avec ses proches. L'identité de son successeur n'a pas été annoncée.

D'abord ministre de Jean-Claude Juncker, Étienne Schneider avait renversé le CSV lors des élections de 2013 en formant une coalition inédite avec le DP et le LSAP. Une coopération qui a porté ses fruits et que les trois partis sont parvenus à maintenir en 2018. Les dernières élections ont pourtant marqué un tournant pour le LSAP et pour l'avenir du ministre: le parti a perdu trois sièges alors que le DP n'en perdait qu'un et que déi Gréng en remportait trois de plus.

Pour le gouvernement, c'est un nouveau changement d'envergure qui se profile. Après le malaise cardiaque de Felix Braz, dont les fonctions ont été reprises par François Bausch et Sam Tanson, la coalition perd son n°2. Pour les socialistes, c'est aussi un coup dur, bien qu'Étienne Schneider ait avancé sa volonté de ne pas devenir un poids mort pour son parti. Ils auront quatre ans pour désigner un nouveau candidat (ou une nouvelle candidate) capable de porter leur programme pour les élections législatives de 2023.

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