Budget"Épargner n’est peut-être pas le bon terme, nous allons dépenser moins d'argent"

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Jeudi matin, la députée CSV Diane Adehm était l'invitée de la rédaction de RTL. Il a surtout été question du rapport sur le projet de budget 2024.

Le projet de budget 2024 sera soumis au vote des députés la semaine prochaine. Après sept semaines de travail, la députée Diane Adehm a achevé son rapport, qu'elle présentera vendredi aux membres de la commission parlementaire concernée. Jeudi sur RTL, Diana Adehm a relativisé les mesures d'économie annoncées. L'Administration centrale, c'est-à-dire l'Etat, sans les communes et les caisses sociales, est en déficit depuis des années. Lors de la présentation du projet de budget le 6 mars, le ministre des Finances, Gilles Roth, a déclaré que le déficit va "se combler" dans les années à venir. Une croissance économique plus forte, mais aussi des mesures d'économie au niveau des coûts de fonctionnement doivent y contribuer. A ce propos, la députée CSV a indiqué qu'"épargner n’est peut-être pas le bon terme, nous allons dépenser moins d'argent." Elle a répété à plusieurs reprises que les dépenses vont continuer à croître, mais moins vite que par le passé.

Des prévisions basées sur les chiffres du Statec

Le gouvernement CSV-DP s'est en effet donné beaucoup de priorités: renforcer le pouvoir d'achat des ménages, soulager les entreprises, maintenir le niveau des investissements et même les augmenter dans les secteurs du logement et de la défense. L'opposition, à commencer par le LSAP, met en garde: il n’y a pas de plan B si la baisse des dépenses et la croissance ne suffisent pas. La Commission européenne et le Fonds monétaire international prévoient cependant une croissance inférieure au projet de budget, a notamment prévenu la Banque centrale. Les discussions entre "les optimistes et ceux qui ne le sont pas", existent depuis que des budgets sont établis, selon Diane Adehm. La députée CSV a pris la défense de son ministre des Finances: ses prévisions se basent sur celles du Statec: "il n'a pas inventé lui-même et gribouillé ces chiffres sur une feuille."

A la question de savoir "que fait-on si la situation ne s'éclaircit pas?", Diane Adehm a répliqué: "Pourquoi cela ne s'éclaircirait pas?" Quand ça ne s'est pas calmé par le passé, c'était à cause de chocs externes, selon la rapportrice du budget. Maintenant, il s'agit de redonner "une poire pour la soif".  Pour ce faire, le gouvernement mise beaucoup sur la croissance, et donc sur la place financière. 

Du personnel qualifié et "rien que la directive" pour la place financière

Dans l'élaboration de son rapport, Diane Adehm s'est concentrée sur la place financière et est arrivée à la conclusion qu'il faut à nouveau la laisser travailler. La députée CSV a reproché aux deux derniers gouvernements DP-LSAP-Gréng d'avoir transposé les directives européennes de manière plus stricte que ce que demandait l'Union européenne: "Cela signifie que si nous regardons le secteur financier aujourd'hui, il doit investir beaucoup dans toutes ces questions de régulation, beaucoup de personnes y travaillent, il doit développer beaucoup de systèmes informatiques pour se conformer aux obligations réglementaires." A l'avenir, nous aimerions seulement mettre en oeuvre

"la directive et rien que la directive".

Dans son rapport, Diane Adehm esquisse aussi d'autres pistes pour développer l'économie et propose par exemple, que dans le domaine de la cybersécurité, davantage de synergies soient mises en place avec l'Etat et la place financière. Disposer du personnel qualifié et des formations ciblées correspondantes est crucial pour la place financière et la cybersécurité, selon Diane Adehm.
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