987 millions de dette publiqueLa politique financière du gouvernement critiquée par l'opposition

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Le gouvernement a présenté à la Chambre son plan national de stabilité et de réforme avant qu'il ne soit envoyé à la fin du mois à Bruxelles.

Ce plan reprend sans changement les chiffres du budget présenté le mois dernier, avec notamment un déficit pour l'année en cours de 1,2% du PIB, soit 987 millions d'euros.

L'opposition parlementaire n'a pas caché son mécontentement lundi, une réaction qui n'a pas vraiment changé depuis plusieurs semaines, malgré la politique responsable du ministre des Finances Gilles Roth qui "permettrait de faire à nouveau augmenter plus rapidement les recettes que les dépenses de l'État. Cela veut dire que la dette publique serait plafonnée à moyen terme tout en pouvant continuer à soutenir les investissements nécessaires".

Le ministre de l'Économie Lex Delles (DP) souligne que les priorités du programme de réforme comprennent le développement des énergies renouvelables.

Les représentants de l'opposition étaient loin d'être convaincus par ces décisions.

C'est le cas de David Wagner (déi Lénk) qui est d'avis que le gouvernement fait tout pour diminuer les recettes, notamment en réduisant l'imposition des sociétés.

Franz Fayot (LSAP) décrit la politique de Gilles Roth comme un "pari risqué sur le futur": "contrairement aux annonces, on ne voit pas bien où les dépenses vont être diminuées, et je ne sais pas comment ils vont résoudre ce calcul. Il n'y a pas non plus de plan B".

François Bausch (déi Gréng) est du même avis: "d'abord on espère que les recettes vont être plus élevée que les estimations et puis on décrit de nombreux investissements mais tout cela est de la poudre aux yeux, moi je n'y crois pas".

Selon l'opposition, il y aurait déjà eu trop d'annonces concernant les investissements qui ont été retardés ou déplacés.

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