
Lisa* (20 ans) avait 16 ans à l'époque où elle a été épiée, poursuivie et harcelée par son ex-meilleur ami, physiquement et via des plateformes numériques.
Ces faits sont qualifiés de "stalking" et "cyberstalking", respectivement de "harcèlement obsessionnel" par la justice. Mais Lisa, qui était alors mineure, n'a pas eu le courage d'en parler à des adultes ni de déposer plainte auprès de la police. Tout cela a cependant laissé des traces: la jeune femme lutte toujours contre des troubles anxieux.
Il ne s'agit pas d'un cas rare au Luxembourg. Selon Marc Ragnacci, commissaire en chef du Service de prévention de la police, le nombre de cas non recensés serait élevé au Grand-Duché. Et cela parce que toutes les victimes ne portent pas plainte. L'auteur serait souvent une personne de l'entourage proche: un bon copain, un ex-compagnon, un collègue de travail.
Selon Aline Hartz chargée de direction au "Kanner- a Jugendtelefon" et qui travaille aussi chez Bee Secure, de nombreuses victimes n'évalueraient pas directement la situation correctement et ne la considéreraient pas comme vraie. Un certain nombre d'entre elles ne considéreraient pas immédiatement le comportement de l'auteur comme obsessionnel, ni ne le qualifieraient de punissable. Le conseil reste toujours le même: si un sms, un appel, un rendez-vous, suscite chez vous un malaise, c'est que quelque chose ne va pas. Et si une personne ne respecte pas les limites et envahit votre sphère privée sans autorisation, alors c'est punissable.
*Il s'agit d'un prénom fictif.
Le reportage de nos collègues de RTL en luxembourgeois:
Police - Aide aux victimes
BEE SECURE Helpline
Service d'aide aux victimes (SAV)