PotaschbergEncore beaucoup de questions autour de l'IRM à Grevenmacher

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Depuis mercredi, le service de radiologie du centre médical Potaschberg, dont l'offre va des radiographies traditionnelles au scanner en passant par l'IRM, est opérationnel.
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Initialement, il devait ouvrir ses portes début avril, mais la ministre de la Santé avait délivré une interdiction de mise en service de l'IRM, au motif que cela enfreindrait la loi sur les établissements hospitaliers.

Ce serait un grand progrès pour l'Est du Grand-Duché, qui aurait souvent été délaissé en termes de prise en charge médicale, selon les responsables politiques locaux.
"L'écho est très positif dans la population. Les gens saluent le fait qu'il se passe quelque-chose. C'est un projet qui n'est pas dirigé contre quelqu'un, le projet est là pour les patients, pour tout le monde. C'est une étape importante pour la prise en charge médicale dans l'Est," explique Leon Gloden.

Est-il permis ou non de proposer des examens IRM dans des centres privés? A Grevenmacher, la demande avait déjà été faite en 2017. Il y avait eu un refus. Mais en 2019, le tribunal administratif avait retenu que l'interdiction limitait le libre exercice de la profession de médecin.

Querelle sur l'interprétation d'un règlement grand-ducal

Il s'agit d'un conflit de longue haleine qui porte sur l'interprétation d'un règlement grand-ducal. Un conflit qui oublierait les patients en attente.

"Actuellement, 11 machines sont actives sur le marché. Celle-ci serait la 12e. Quatre machines ont été ajoutées ces derniers temps. C'est insuffisant. Les délais d'attente sont toujours très longs. Le besoin est bien présent de se doter d'autres machines," selon le Docteur Frédéric Henkes, médecin en chef du CIMP.

Reste à savoir si elles trouveront le chemin des hôpitaux ou de centres privés, ajoute le Docteur Frédéric Henkes:

"Chez nous, le patient est facturé exactement de la même manière qu'à l'hôpital. Là, pour une IRM, le forfait est de162,90 euros. Mais c'est juste ce que le radiologue peut facturer. Tous les frais techniques ne sont pas pris en compte actuellement pour le patient. Pourquoi? Nous ne voulons pas créer une société à deux classes."

Examen remboursé ou pas?

Il reste à voir s'il sera remboursé. Selon le cadre actuel, cela a plutôt l'air d'un "non" pour la Caisse nationale de Santé. Mais le dernier mot n'a pas encore été dit.

Paulette Lenert: "Aujourd'hui, après avoir reçu l'information que le centre a ouvert, j'ai envoyé notre personnel de la direction à Potaschberg. Ils feront un rapport. Sur base de celui-ci, la CNS pourra aussi se positionner définitivement. Si vous pratiquez le fait accompli, vous devez compter sur le fait que les autorités auront besoin de quelques jours pour se pencher dessus."La ministre regrette la démarche des opérateurs, alors que les autorités travailleraient à des modifications du cadre légal, mais cela prendrait du temps.

"Si nous faisons la démarche de sortir de l'hôpital, alors ce n'est pas quelque chose qui doit être fait simplement et inconsidérément. C'est le souhait du gouvernement et aussi de mon personnel de simplement mettre en place un cadre qui convient. C'est un travail de longue haleine."

Nous sommes plutôt actuellement à la recherche de solutions durables. Il reste à voir s'il y aura des conséquences.

Le reportage de nos collègues de RTL en luxembourgeois:

Neien IRM am Osten a Betrib
No laangem Hin an Hir tëscht der Santé an dem Centre Medicale Potaschbierg koum elo d'Briecheisen an de Gebrauch. Ma et ginn nach no Solutioune gesicht.

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