
Les aires de jeux sont effectivement fermées depuis le début du confinement. Le sujet a rapidement déclenché une certaine polémique. Tout comme pour la phase précédente du déconfinement, le gouvernement prendra cette décision dans un délai de deux semaines et sur base des chiffres actuels. Pour l'instant, cela semble bien, mais une décision sera seulement prise au conseil de gouvernement, dont le prochain a lieu mercredi, a déclaré le Premier ministre, Xavier Bettel, qui a reproché à l'opposition son opportunisme.
"...S'agit-il du sujet lui-même? Ou s'agit-il uniquement de pouvoir dire, grâce au CSV, les aires de jeux sont rouvertes? Je peux juste vous dire que ce n'est ni à cause, ni grâce au CSV que les aires de jeux rouvriront."
C'est précisément ce même opportunisme que l'opposition a reproché au gouvernement.
"C'est donc très clair: il s'agit seulement pour le gouvernement de pouvoir décider demain et ensuite de proclamer à la nation qu'ils l'ont fait. Venez, en tant que Parlement, nous reprenons le pouvoir, qui nous appartient, et nous votons aujourd'hui cette motion et nous l'adoptons," s'est notamment écrié le député ADR, Gast Gibéryen, mardi à la Chambre.
La motion a finalement été rejetée avec les voix de la majorité, 31 contre 29.
De nombreux pays ont déjà lancé, ou se préparent à le faire, une application de traçage, comme le système "StopCovid" en France.
Ces applications de traçage ont pour objectif d'aider à interrompre le plus rapidement possible les chaînes de contamination au Covid-19. Au début de la crise, le gouvernement luxembourgeois s'est montré sceptique à l'égard de cette méthode et a privilégié jusqu'à présent le traçage analogique. Le CSV a demandé mardi un changement de paradigme en ce domaine.
Une motion sur le sujet a bien été adoptée il y a quelques semaines, mais la Commission nationale d'éthique (CNE) a depuis publié un avis, qui se prononce en faveur du développement d'une application de traçage. C'est pour cette raison que cette option doit au moins être débattue objectivement, selon le député CSV, Claude Wiseler, qui a posé mardi une question élargie sur ce thème. Un changement d'attitude, qui n'a pas semblé clair au Premier ministre, Xavier Bettel.
"Nous en avons discuté ensemble ici. Nous avons voté une motion, où nous avons dit que le gouvernement doit recourir à l'analogique, poursuivre l'analogique. Nous le faisons. L'autre (méthode) est vérifiée juridiquement, techniquement. Il est possible, si le besoin s'en fait sentir, nous pourrons le faire. Mais dites-nous juste, Monsieur le Président, ce que veut la Chambre. Nous sommes flexibles. Nous sommes prêts à faire ce qui est important et juste, ce que vous trouvez."