
Le 14 février 2017, peu avant 9h, le temps s'est arrêté entre la gare de Bettembourg et la frontière française quand un train de marchandises venant de la France et un train de passagers des CFL sont entrés en collision. Un machinistes des CFL a perdu la vie et deux autres personnes ont été blessées.
De l'enquête, aujourd'hui encore en cours, il est ressorti que le conducteur des CFL n'avait pas respecté un pré-signal d'arrêt afin de laisser passer le train de marchandises. Dans le même temps, le système de sécurité, baptisé MEMOR II+ et amené à disparaître, avait connu une défaillance et n'avait pas alerté le conducteur du train lors du signal d'arrêt fixe.
Le machiniste avait finalement effectué un freinage d'urgence trop tardif pour éviter la collision, survenue à 85 km/h. En face, le conducteur du fret avait vu le train arriver et avait pu, de justesse, se réfugier au fond de sa cabine. C'est ce qui l'avait sauvé.
Le Parquet a fait savoir que l'enquête touchait à sa fin: l'expert vient de remettre son rapport à la justice. Des enquêteurs ont également demandé l'accès aux données de messageries du conducteur décédé, afin de déterminer s'il était sur son téléphone au moment du drame. La justice pourra alors décider si un procès doit ou non avoir lieu.
Les infrastructures et les trains des CFL sont d'ores et déjà équipés de la nouvelle technologie de sécurité: l'ERTMS. Les trains étrangers ont eux encore du retard. Ceux de la SNCF ne seront équipés que d'ici un an. Les anciens systèmes vont donc encore cohabiter un certain temps.