"Il est trop tôt pour faire sa valise"Des Luxembourgeois installés en Ukraine témoignent

RTL Infos
La crise ukrainienne domine la Une des journaux internationaux. Comment vivent les gens sur le terrain? Nous avons posé la question à deux Luxembourgeois.
Un soldat russe en Biélorussie, pays voisin de l'Ukraine.
Un soldat russe en Biélorussie, pays voisin de l'Ukraine.
© AFP

À Kiev, tout est calme ces derniers jours. Peut-être y a-t-il moins de gens qu’à l’accoutumée dans les rues marchandes. Pour les gens de la capitale, rien n’a changé.

Le commerçant Daniel Porcedda vit et travaille à Kiev depuis 20 ans. Il nous raconte que les Ukrainiens n’arrivent pas à comprendre l’excitation du monde occidental. "C’est évidemment un sujet de discussion. Les gens ont peur je crois, ils sont inquiets. Mais étant donné qu’ils vivent dans un pays qui est en guerre depuis huit ans, ils voient les choses différemment, ils voient les choses d’un oeil plus détendu que la manière dont nous voyons cette situation.”

Daniel Porcedda commente les images de réservistes qui se préparent à une intervention en cas de crise. Selon lui, ce sont des cas isolés qu’il ne faudrait pas surestimer.

Le joueur national Enes Mahmutovic joue depuis un an et demi en Ukraine pour le FK Lviv, une ville proche de la  frontière polonaise.

La crise ne joue pas un rôle majeur dans son quotidien de footballeur: "Le championnat se poursuit, je sais simplement que Donetsk par exemple ne joue plus à domicile à cause du risque important. Il joue maintenant à Kiev. Marioupol est le seul club qui est proche de la zone de conflit. C’est le seul match de classement que nous avons dans une zone à risque."

Sa famille et ses amis au Luxembourg se font plus de soucis que lui.“Je crois que mon père suit les médias et essaie de comprendre ce qui se passe. Il s’enquiert toujours de la situation et me dit qu’en cas de problème, je devrais rentrer immédiatement.”

Lorsque les États-Unis et les autres puissances occidentales ont commencé à conseiller à leur population de quitter l’Ukraine, il n’y a pas eu de panique à Kiev. Daniel Porcedda non plus n’a pas commencé à faire ses valises, "même si la Russie avait comme plan d’attaquer Kiev, il est peu probable que demain des chars d’assaut russe se tiennent devant nos portes. Le moment venu, nous aurons le temps de faire nos valises".

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