
Les emprunteurs qui ont un prêt à taux variable, le ressentiront au niveau de leurs mensualités. Après les hausses régulières des taux d'intérêt de ces derniers mois, l'augmentation peut être substantielle pour certains clients, comme le montrent quelques exemples transmis à RTL par des lecteurs.
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Un lecteur a écrit à RTL qu'à l'été 2022, il avait un taux variable de 1,65 %. Dans un courrier de sa banque, il figure maintenant que ce taux va une nouvelle fois augmenter pour atteindre 5,05% à partir du 1er avril.
Il y a un an, il remboursait à sa banque environ 1.600 euros par mois. Il devrait à présent payer 2.100 euros par mois, et cela bien qu'il ait remboursé directement 30.000 euros de son crédit et qu'il ait un montant restant dû de près de 300.000 euros.
Interrogés, des spécialistes du secteur bancaire expliquent que certaines personnes avaient contracté un emprunt de plus d'un million d'euros pour leur propre logement.
Dans les cas, où elles ont emprunté toute la somme à taux variable, l'augmentation des mensualités dépasserait maintenant les 2.000 euros. Passer à présent à un taux fixe ne serait pas une alternative à long terme, car les crédits à taux fixe se situent désormais dans une fourchette similaire.

Mais à court terme, cela pourrait être intéressant. Sur une brève durée, le taux fixe serait en partie plus intéressant que le taux variable, selon l'expert. Les banques n'auraient guère de marge de manoeuvre. Une alternative serait d'allonger la durée du crédit, mais il ne s'agirait pas non plus d'une solution miracle.
C'est surtout difficile pour les clients qui ont contracté un crédit relais en attendant une rentrée de fonds issue d'une vente ou d'un autre mode de financement, par exemple pour déménager d'un appartement à une maison en construction. Pendant la période de transition, de deux ans maximum, ceux-ci paient uniquement les intérêts du crédit, selon un banquier qui conseille des clients privés depuis des années.
Il cite le cas concret d'un couple qui aurait payé 13.000 euros par an et qui devrait à présent payer quasiment 33.000 euros.
Un certain nombre d'experts contactés considèrent que dans les prochains mois de nombreux emprunteurs ne pourront plus rembourser leur crédit qu'avec de grandes difficultés. Dans les pires cas, ils devront revendre leur appartement ou leur maison.
Aucune des personnes interrogées n'a souhaité être citée nommément, car elles travaillent toutes dans de grandes banques.mailto:dossier@rtl.lu