
Il est notamment reproché aux deux hommes de ne pas avoir respecté les mesures sanitaires en vigueur pendant les manifestations, comme par exemple le port du masque obligatoire et la distanciation physique. Ils auraient également utilisé du matériel technique pour les discours ainsi que la diffusion de musique ce qui est contraire au règlement de la Ville de Luxembourg.
Les deux prévenus ne nient pas les faits mais expliquent ne pas avoir porté de masque car il s'agissait justement du message principal des protestations. Ils ont également expliqué que le manque de contact avec d'autres personnes "nuirait à leur système immunitaire".
Selon eux, le maintien de ces mesures enfreint le droit à la santé. Jean-Marie Jacoby a également ajouté que le port du masque implique que le corps n'est pas assez oxygéné et que cette mesure doit être considérée comme une expérience sur la population.
Les deux prévenus ont également déclaré que la justice pénale était capable de déterminer si les mesures sanitaires anti-Covid étaient effectivement respectées mais elle n'était pas en mesure de juger si ces dernières étaient justifiées et légales. C'est pour cette raison que les deux prévenus ont demandé l'intervention de la Cour constitutionnelle dans cette affaire.
Ils demandent l'acquittement alors que le Parquet requiert une amende, le jugement est attendu pour le 1er mars.