
Actuellement 15% des enseignants ne peuvent pas donner cours pour diverses raisons, la principale étant le coronavirus et ses corollaires: isolement, quarantaine et congé pour raisons familiales. À cela, il faut ajouter les maladies saisonnières.
Le ministère est également confronté à un manque de remplaçants pour les enseignants absents. Lors d'une réunion avec les syndicats mercredi, Claude Meisch, le ministre de l'Education, aurait appelé à plus de souplesse dans l'organisation de l'enseignement.
Patrick Remakel, président du Syndicat national des enseignants, résume:
"Le ministre a dit qu'ils tentent de recruter du monde, parce que nous avons pour le moment un manque de remplaçants. Le but étant d'éviter que nous ayons à regrouper des classes. Pour que les élèves ne soient pas être mélangés."
A l'heure actuelle, les responsables tenteraient de poursuivre l'activité scolaire avec les moyens dont ils disposent. Mais de nombreuses communes ne trouveraient déjà plus de remplaçants. Mesures d'appui et cours d'accueil seraient annulés.
Patrick Remakel: "C'est une situation sur laquelle nous avons attiré l'attention depuis longtemps. Nous n'avons pas suffisamment de personnel dans les écoles. Le ministre dit, nous essayons de recruter, mais nous ne sommes pas aussi optimistes que lui sur le fait que cela réussira en si peu de temps."
Dans les lycées aussi, il faudra miser sur des remplaçants dans les prochaines semaines, ainsi que sur une nouvelle mesure qui a été retenue, comme le souligne Raoul Scholtes, président du syndicat de professeurs Feduse:
"Il a maintenant été fixé qu'un test antigénique rapide sera effectué trois fois par semaine à l'école. Et il faudra aussi veiller à trouver autant de personnes que possible pour remplacer les enseignants qui sont absents pour cause de maladie ou de quarantaine. Nous étions d'accord pour éviter autant que faire se peut l'enseignement à distance."
Jusqu'à présent, les lycéens effectuaient deux tests rapides par semaine dans les établissements et un à la maison. Le ministre a également annoncé que les voyages scolaires sont annulés jusqu'à Pâques. La Feduse a pour sa part réitéré sa demande de purificateurs d'air dans les salles de classe.
La réduction annoncée de la durée d'isolement est saluée par les syndicats, car cela pourrait contribuer à améliorer légèrement la situation.
Interviewé sur RTL, le ministre de l’Education, Claude Meisch, parle d’un nouveau défi pour l’école pendant la pandémie. Actuellement environ 10% des enseignants du primaire et 7% des enseignants du secondaire manquent à l’appel. Soit parce qu’ils sont eux-mêmes contaminés par le coronavirus, soit parce qu’ils ont pris un congé pour raisons familiales parce qu’il y a un cas dans leur entourage. Claude Meisch a eu mercredi soir un entretien avec les représentants des syndicats d’enseignants pour faire le point sur la situation. L’objectif déclaré est de maintenir l’activité scolaire autant que faire se peut. C’est pourquoi ces derniers jours, 158 contrats supplémentaires, qui courent jusqu’en avril, ont été conclus pour trouver des remplaçants. Les nombreuses défections en ce début janvier auraient un peu effrayé, selon le ministre. Le ministère serait toujours à la recherche de personnel supplémentaire.
Le ministre s’attend à un effet positif de la réduction de la durée de l’isolement des personnes infectées, qui devrait permettre d’avoir moins de défections. En tout cas, le ministère de l’Education prévoit une période difficile au moins jusqu’au Carnaval. Pour faire face à la situation, le port du masque est à nouveau obligatoire en classe et les excursions à l’étranger sont interdites pour l’instant.