
L'air n'y est pas si mauvais, mais il est un peu plus pollué que dans les autres villes du pays. Une récente étude d'IQAir, un fabricant de filtres, estime que c'est à Esch-sur-Alzette que la pollution est la plus marquée au Luxembourg.
Son rapport des Villes les plus polluées en 2018 nous apprend la métropole du fer est la plus concernée par la pollution aux particules fines (PM 2.5) issues du chauffage, de l'industrie, des transports et de l'agriculture. Avec 11,3 µg/m³ relevés l'an passé, elle se classe juste devant Luxembourg-ville (11,2 µg/m³) et Junglinster (8,5 µg/m³).
Rien de dramatique puisque le score d'Esch-sur-Alzette est tout de même qualifié de "bon" mais reste supérieur aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé. Il s'est surtout dégradé entre 2017 et 2018, quand Luxembourg-ville et Junglinster connaissaient une nette amélioration.
Seule Junglinster remplit les critères de santé de l'OMS avec un score moyen inférieur à 10 µg/m³. Ironie de l'étude, c'est dans la commune qu'ont été relevés les meilleurs et pires relevés mensuels: 18,9 µg/m³ en février 2018 puis 5,8 µg/m³ en septembre.

Si l'étude présente quelques limites - avec seulement trois villes étudiées pour le Grand-Duché - elle permet aussi de comparer la qualité de l'air avec celle de plusieurs villes frontalières. Trèves et Metz sont un peu plus polluées que les communes luxembourgeoises tandis que Mons, Liège et Thionville ont des scores très proches.
