
2020 est une année qui restera dans les mémoires, notamment des organisations humanitaires. Un certain nombre de services de la Croix-Rouge ont été touchés par le coronavirus et cette crise sanitaire a entraîné des tâches inhabituelles.
L‘objectif principal de la Croix-Rouge était d’aider là où c’était nécessaire. La solidarité venue de l’extérieur a également été grande.
Il fallait s’occuper des milliers de bénéficiaires et en même temps les protéger du Covid, explique Luc Scheer, membre de la direction de la Croix-Rouge.
De nombreux services ont été bouleversés par la pandémie. Par rapport à 2019, la fréquentation du bistrot social a chuté des deux tiers.
En revanche la fréquentation des structures de nuit pour sans-abri a augmenté de 72%.
"Les besoins étaient plus importants dans les structures de nuit, en même temps nous ne pouvions pas faire autant de streetwork que d’habitude et nous ne pouvions pas voir autant les gens au bistrot social, pour des raisons sanitaires. Dans d’autres domaines, les changements ont été fondamentaux, mais plus subtils dans les chiffres. Dans les soins à domicile, nous avons dû adapter notre présence et nos contacts avec les bénéficiaires, afin de réduire le risque d’infection."
En ce qui concerne les enfants et les adolescents, les maisons relais ont été un temps fermées et les colonies ont été annulées.
La crise a également entraîné de nouveaux engagements pour la Croix-Rouge. Ainsi le Centre de réhabilitation à Colpach a été temporairement transformé en hôpital Covid. Par ailleurs, des hôtels ont été gérés afin de permettre à des sans-abri de passer une quarantaine dans de bonnes conditions.
En ce qui concerne la distribution de matériel de protection, la Croix-Rouge a pu avoir recours à son expérience dans le secteur de la logistique humanitaire.
"Nous avons fait de la logistique fine avec plus de deux millions d’articles, masques, gel, etc. pour fournir la totalité du secteur dans la première phase de la crise, où tout cela était très difficile."
La crise du coronavirus a probablement accentué les inégalités sociales, pense Luc Scheer, mais nous en verrons seulement la plupart des conséquences à moyen et à long termes.
Au niveau des activités internationales, il s’agissait de poursuivre les grands projets et de protéger autant que possible les gens du coronavirus.
Il y a actuellement de graves crises en Afghanistan et en Haïti. La Croix-Rouge luxembourgeoise est présente sur le terrain pour assister en Haïti. Ses équipes sont arrivées sur place, selon Luc Scheer.
Lors des récentes inondations, la Croix Rouge a envoyé des ambulanciers dans l'Eifel et au Luxembourg, les assistants sociaux ont renforcé leur présence.
En ce qui concerne le fonds de solidarité, le public s'est montré généreux, ce qui vaut durant toute l'année.
"Nous n'avons constaté aucune rupture dans la solidarité et l'engagement, bien au contraire."
Les bénévoles se sont également fortement mobilisés pendant tous les mois de crise, souligne Luc Scheer.