
C'était il y a près de trois ans. Le 1er septembre 2017, le retour du loup était confirmé par les autorités après une absence de plus d'un siècle sur le territoire luxembourgeois.
A l'époque, l'Administration de la nature et des forêts avait fait le portrait d'un animal fuyant, qui évite le contact des hommes et qui n'était donc pas à craindre. Une brochure avait alors été distribuée pour établir la conduite à tenir dans le cas d'une rencontre avec le canidé.
Pourtant, la peur persiste et chaque fois que des animaux sont retrouvés morts, le loup est pointé du doigt. A tel point qu'en octobre 2017, les autorités avaient effectué des analyses ADN sur les cadavres de lapins retrouvés dans le nord du Luxembourg. Ces analyses avaient alors permis de confirmer que l'attaque était en fait l'oeuvre d'un chien domestiqué.
Récemment, une nouvelle attaque lui a été imputée. En effet, à la fin du mois d'avril 2020, plusieurs cadavres de moutons avaient été retrouvés dans la commune de Niederanven. L'incident a donné lieu à de nouvelles analyses qui ont confirmé qu'il s'agissait d'une nouvelle attaque de loup.
Une conclusion tirée par l'institut Senckenberg de Gelnhausen qui avait alors affirmé qu'il s'agissait d'un loup originaire d'Europe centrale que l'on observe généralement en Belgique ou en Rhénanie-Palatinat.
Rappelons qu'en 2017, les analyses de l'institut allemand avaient indiqué que le loup responsable de l'attaque entre Holzem et Garnich était originaire des Alpes italiennes ou françaises. Le genre de loups qui avaient déjà été observés dans les Vosges.
On peut donc logiquement en conclure que plusieurs loups se trouvent ou ont traversé le territoire luxembourgeois ces dernières années. Une question qui sera abordée mercredi matin en commission de l'Agriculture et en commission de l'Environnement.
Affaire à suivre.
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