
Le 19 novembre 2018, une nouvelle fuite d'AdBlue était détectée et stoppée sur l'aire de Berchem, à la station Shell. Un peu plus de 8.900 litres étaient sortis du système de distribution de la station. La faute à un raccordement qui s'est détaché.
Interrogée récemment dans une question parlementaire du député DP Gusty Graas, la ministre de l'Environnement Carole Dieschbourg, s'est voulue rassurante quant à l'impact écologique de cette fuite: aucune conséquence directement visible n'a pu être constatée sur la faune et la flore.
Madame Dieschbourg précise encore que la majeure partie de l'AdBlue s'est écoulée de la piste de ravitaillement vers la canalisation publique des eaux usées "dont une partie a pu être retenue et retirée des canalisations et des installations de séparation de liquides légers".
La ministre admet qu'une "certaine quantité" s'est écoulée "vers les bassins de rétention et de traitement des eaux de surface". Un précédent beaucoup plus grave (fuite de 55.000 litres en 2016) avait heureusement poussé les autorités à faire installer par Shell un dispositif de captage pour ne pas connaître une nouvelle fuite de cette envergure. "Cette partie d'AdBlue a également pu être captée et évacuée et ne s'est donc ni déversée au-delà des bassins vers le milieu naturel, ni vers le cours d'eau en aval" ajoute la ministre.
Depuis le gros incident de 2016, l'Administration de la gestion de l'eau n'a mesuré aucun changement dans les analyses de l'Alzette et du cours d'eau "Méckenheck". Shell pourrait tout de même recevoir la facture pour la quantité de liquide rejetée.