
Le ministre LSAP de la Sécurité sociale, Claude Haagen, et le député CSV Marc Spautz se montrent rassurants: il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Que le fonds, qui gère les réserves pour payer les retraites, ait été déficitaire au 31 décembre 2022, ne signifie pas que nous avons perdu quelque-chose, selon Claude Haagen: "Rien n'a été vendu. C'est seulement une estimation, une évaluation qui a été faite, comme on le fait en comptabilité". En soi, le fonds de compensation se serait bien comporté en comparaison internationale, selon le ministre socialiste. Au cours des six premiers mois de cette année, les valeurs des placements du fonds de compensation ont déjà affiché un plus de 1,3 milliard d'euros. Suite aux critiques sur les investissements très polluants du fonds de compensation dans les énergies fossiles, la nouvelle stratégie d'investissement devra désormais être conforme à l'accord de Paris sur le climat.
Marc Spautz dit qu'il faudra voir les répercussions de la nouvelle stratégie dans les prochaines années. Le CSV soutiendrait également totalement l'accord sur le climat, mais pour le fonds de compensation, l'assuré serait la priorité.
Aucune crainte, ajoute aussi Claude Haagen: "Nous examinons cela avec le gestionnaire du fonds de manière à obtenir également là, la rentabilité que nous avons prévu".
Claude Haagen et Marc Spautz ne voient pas non plus la nécessité de toucher au système de pension. Actuellement il rentre toujours plus d'argent qu'il n'en sort. Selon le bilan technique du système de retraite réalisé en 2022, le système est en équilibre jusqu'en 2041. A condition que l'emploi continue de croître de plus de 2% chaque année. Le ministre LSAP et le député CSV répètent la même chose que ces dernières années: il faut évidemment surveiller l'évolution. Mais personne n'a de boule de cristal.