
La guerre en Ukraine et les restrictions strictes liées au Covid-19 en Chine font grimper les prix et provoquent des pénuries. En avril, le taux annuel d'inflation était de 7%. Une hausse des prix pétroliers de l'ordre de 39% est attendue pour 2022.
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L'inflation se poursuit donc et l'index prévu en août, pourrait déjà tomber en juin. Mais il ne sera pas appliqué, car l'accord issu de la Tripartite prévoit que jusqu'à fin 2023, il ne pourra pas y avoir deux index dans un intervalle d'un an. Il est également plus que probable qu'un autre index se profile avant avril 2023. Comme l'inflation va se poursuivre plus longtemps que prévu, plusieurs index risquent d'être décalés. Le ministre de l'Economie, Franz Fayot, a toutefois assuré mercredi lors d'une conférence de presse "qu'aucun index ne sera annulé."
Si plus d'un index devaient être retardés en un an, les index décalés seraient dus en même temps après l'expiration de la date butoir de la Tripartite, à savoir fin 2023. Il appartiendrait alors au prochain gouvernement - après les élections législatives d'octobre 2023 - de décider exactement comment cela devrait se dérouler ou s'il y aurait de nouvelles modulations, toujours selon Franz Fayot. Le ministre de l'Economie a encore rappelé que l'organisation d'un nouveau tour de négociations entre l'Etat et les partenaires sociaux est prévue dans l'accord, si la situation devait s'aggraver.
A propos de la revendication du CSV d'adapter les barèmes fiscaux à l'inflation et d'éventuellement introduire un taux d'imposition supérieur plus élevé, Franz Fayot a renvoyé au débat sur la fiscalité annoncé à la Chambre.