
Ce sont principalement les personnes ayant un niveau d'éducation secondaire et tertiaire, les personnes âgées de 35 à 54 ans et celles qui travaillent à domicile, qui sont préoccupées par leur avenir professionnel.
Au Luxembourg, la réduction du temps de travail imposée par la crise sanitaire est une source d'insécurité de l'emploi pour un résident sur seize. Le Statec tire ces conclusions d'une enquête sur l'impact économique et social du Covid-19 au Grand-Duché, réalisée en collaboration avec l'Institut TNS Ilres.

Environ 60% de ceux qui craignent pour leur emploi à cause de la crise ont actuellement un travail. Un quart sont au chômage partiel en raison de la pandémie et 16% sont des indépendants. La crainte quant à son avenir professionnel est également répartie entre hommes et femmes. Les plus soucieux sont de nationalité luxembourgeoise. Viennent ensuite les Français et les Portugais. Le Statec retient encore que la taille du logement joue un rôle: ceux qui ont de plus grandes maisons ont davantage peur de perdre leur travail.
Le Statec souligne que les résultats de cette enquête s'écartent de ceux d'autres études, où on constatait que la précarité de l'emploi était plus élevée chez les femmes et chez ceux ayant un travail temporaire, et augmentait avec l'âge. En revanche les diplômes d'études supérieures réduisaient la précarité de l'emploi. Il n'est pas possible de dire si ces divergences sont spécifiques au Luxembourg ou à la crise du coronavirus. Il faudrait davantage de données.
La diminution des revenus et de la possibilité d'épargne, ainsi que la détérioration de la santé mentale et physique seraient liées à la précarité de l'emploi. Parmi les personnes qui craignent pour leur emploi, ceux qui connaissent des difficultés financières sont trois fois plus nombreux et ceux qui ont des problèmes de santé physique ou mentale, deux fois.