
Amnesty International, l’association "Innocence en danger" et "La voix des survivant(e)s" appellent à une manifestation ce samedi à 15h dans la capitale. Leur objectif : réclamer une amélioration urgente de la protection des enfants au Luxembourg face aux violences. Les organisations rappellent qu’en moyenne, chaque semaine, une plainte pour viol sur mineur est déposée dans le pays.
Elles évoquent également le drame de Lyhanna, en France, une fillette de 11 ans tuée par un homme déjà connu pour des délits sexuels mais jamais réellement entendu. Les dysfonctionnements qui ont conduit à sa mort ont suscité une vague d’indignation bien au-delà des frontières françaises.
Les organisateurs dénoncent notamment le fait que les victimes, ou leurs parents, ne sont encore trop souvent pas crues lorsqu’elles signalent un soupçon de violence. Ils pointent aussi des procédures jugées trop longues au Luxembourg. Il y a un mois, "La voix des survivant(e)s" avait adressé une lettre ouverte au Premier ministre Luc Frieden dans le contexte de l’affaire Lyhanna, mais n’a reçu aucune réponse à ce jour.
Invitée sur RTL ce samedi, sa présidente Ana Pinto a souligné que beaucoup de choses ont été faites ces derniers temps, que son association collabore efficacement avec la police et le parquet, mais qu’il reste indispensable d’aller plus loin pour éviter de nouveaux drames.
Le CAPE, le Centre d’arts pluriels d’Ettelbruck, a réagi rapidement après qu’Ana Pinto, à titre personnel, a critiqué sur Facebook une affiche de la nouvelle campagne du centre. L’image montrait une jeune fille accompagnée du slogan "et ass fir jiddereen eppes dobäi" ("il y en a pour tous les goûts", NDLR).
Selon Ana Pinto, la photo pouvait être perçue comme sexuellement connotée. Le CAPE s’est excusé et a retiré l’affiche. Ana Pinto a salué cette réaction rapide sur notre antenne ce samedi.