
Un an après l'éclatement du scandale du programme d'espionnage Pegasus suite aux abus perpétrés afin d'espionner des activistes, des personnalités politiques, des avocats ou des journalistes, Amnesty International critique qu'aucune interdiction concernant la vente, le transfert, l’exportation, l’importation et l’utilisation des technologies n'a été déposé contre NSO Group. Ce programme du secteur de la surveillance permet toujours de violer certains Droits humains.

"Nous appelons le Luxembourg à proposer de toute urgence l’inscription de NSO Group sur la liste du régime mondial de sanctions de l’Union européenne en matière de droits humains", a déclaré Martin Lagneau, responsable plaidoyer à Amnesty International Luxembourg.
En mars dernier, le Parlement européen avait lancé une commission d'enquête afin d'analyser l'utilisation de Pegasus et d'autres logiciels espions en Europe.
Dans cette optique, l'antenne luxembourgeoise de l'ONG propose une pétition sur son site internet qui demande un moratoire mondial sur le logiciel espion. Celui-ci devrait rester en vigueur jusqu'à ce que la réglementation nécessaire soit mise en place pour protéger les Droits humains dans ce domaine.