
Avis à ceux qui achèteront un véhicule l'année prochaine pendant l'Autofestival: ils auront tout intérêt à s'informer précisément pour savoir s'il sera encore immatriculé avant le 1er mars.
Car si la formule de calcul de la taxe sur les véhicules routiers restera la même, son montant pourra cependant augmenter pour tous les véhicules immatriculés après le 1er mars 2020, en raison d'une nouvelle procédure.
Il s'agit de la procédure WLTP (worldwide harmonized light duty test procedure), qui résulte en quelque sorte du scandale du "dieselgate". Elle est plus proche de la réalité que la norme NEDC, conçue dans les années 80 pour déterminer les émissions des véhicules routiers et encore utilisée aujourd'hui, a expliqué le ministre de la Mobilité, François Bausch. La nouvelle procédure a pour conséquence que le consommateur n'est plus trompé en matière de consommation de carburant.
Bref, elle ne sera plus simplement basée sur des tests en laboratoire mais sur les émissions réelles. La consommation de carburant de l'automobiliste sera dès lors plus élevée que ce qui était promis dans le catalogue, selon François Bausch.
Comme l'industrie automobile a pu tricher avec l'ancienne norme, il y a eu au Luxembourg dans les années 2000 à 2018, une divergence entre la norme et la réalité évaluée à quelques 600 millions d'euros, selon les statistiques des ministères du Transport et de l'Environnement. Avec l'introduction de la nouvelle procédure, les émissions de CO2 pourront se révéler de 20 à 25% plus élevées qu'avec l'ancienne norme, ce qui explique que la taxe sur les véhicules routiers sera plus chère pour les nouvelles immatriculations après le 1er mars 2020.
Le ministère va lancer une campagne avec les garagistes, auxquels incombe la responsabilité d'informer les clients, d'après François Bausch.